Milliere Guy - jeudi 24 décembre 2009
ecologie
Affligeant et consternant, a dit Nicolas Hulot en parlant des résultats du sommet de Copenhague. « Un désastre », a déclaré Pascal Husting, de Greenpeace. Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, qui ont brassé beaucoup d’air, avaient eux-mêmes une allure fort dépitée.
On peut adopter un tout autre point de vue. Si on regarde le sommet qui vient de s’achever comme un spectacle de cirque, on peut considérer que beaucoup d’argent a été gaspillé, mais que le résultat était seyant.
Dans les rues de la capitale danoise, ce fut un grand carnaval, avec un échantillonnage de tout ce que le crétinisme gauchiste a produit de plus niais au cours des vingt ou trente dernières années : hommes déguisés en ours polaires, femmes revêtues d’un globe en caoutchouc, adorateurs de la nature pure et du partage des richesses, nostalgiques de Guevara.
À l’intérieur des salles de conférence, les hommes politiques occidentaux s’efforçaient de garder leur sérieux pendant la tempête.
Les augustes de service n’avaient pas de nez rouge, mais ils n’en avaient pas besoin, et les recruteurs avaient fait appel aux plus grands talents de l’époque : Mugabe, Chavez, Morales, Castro, Ahmadinejad lui-même…
La fête n’aurait pas été complète sans le beau Barack de Chicago, venu tout exprès pour se livrer à son numéro habituel : un discours emphatique lu sur des téléprompteurs, une main tendue à des gens qui sont censés le gifler (et qui le giflent parce qu’ils trouvent qu’il a une tête à claques).
Le rôle de celui à qui Barack demandait une gifle a été tenu ici par le Premier ministre chinois.
Le tout s’est achevé sans décision collective contraignante, mais il fallait être Nicolas Hulot, Pascal Husting pour penser qu’il en irait autrement.
Il fallait être Nicolas Sarkozy ou Jean-Louis Borloo pour s’imaginer qu’il suffisait de brasser de l’air pour que l’air brassé cesse d’être de l’air. Il fallait être aveugle ou avoir l’esprit profondément intoxiqué par les dogmes ambiants pour ne pas voir que tout cela ne reposait sur rien, sinon sur des lubies ineptes, des falsifications grossières, un océan de corruption, et une grande tentative d’imposer, de manière frauduleuse, une tyrannie planétaire.
Symboliquement, le jour où le sommet s’est achevé, la température à Copenhague avait chuté à vingt degrés en dessous de zéro, et la neige tombait, ce qui est logique, puisque nous sommes depuis une douzaine d’années dans une phase où, presque partout sur la planète, les températures moyennes baissent :
quel meilleur décor aurait-on pu trouver pour parler de la fiction du « réchauffement global »?
Significativement, quelques jours avant le sommet, des mails par milliers ont été divulgués qui révélaient à quel point les « scientifiques » du GIEC avaient trafiqué les données aux fins qu’elles correspondent aux exigences de leurs employeurs :
quelle plus belle base aurait-on pu trouver pour démontrer que la science soumise au politique n’est plus qu’une imposture façon Lyssenko ?
Attendre de la Chine qu’elle détruise sa croissance pour faire plaisir à des hurluberlus planistes relevait de l’utopisme le plus niais.
Attendre des dictateurs qui ont ruiné tant de pays autre chose que des paroles de chantage et des discours fustigeant le capitalisme occidental pour obtenir de celui-ci des milliards supplémentaires à dilapider aussitôt relevait de la niaiserie, sans l’excuse de l’utopisme.
Penser que le beau Barack allait signer un morceau de papier qui l’engagerait découlait d’une incompréhension totale de la situation aux États-Unis, où Barack n’est pas en mesure de faire voter n’importe quoi par un Congrès qui va devoir affronter les élections de novembre 2010 en sachant déjà qu’elles promettent d’être désastreuses pour les démocrates.
Seuls des pays européens, tels la France, feront du zèle, mais nombre de ces pays agonisent déjà. L’ONU ne va pas renoncer pour autant :
la prochaine fois, le cirque plantera son grand chapiteau à Mexico.
À Copenhague, où la prostitution est légale, les maisons closes offraient gratuitement leurs services aux délégués pendant tout le temps des festivités :
les souteneurs avaient compris qu’ils avaient beaucoup en commun avec des gens tels que Ban Ki Moon et son peu reluisant cortège…
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