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Geert Wilders, l’islam et l’avenir de l’Europe


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Milliere Guy - jeudi 28 janvier 2010

islamistes
Le 20 janvier dernier s’est ouvert aux Pays-Bas, le procès de Geert Wilders. On en parle peu dans les médias en France, et lorsqu’on le fait, c’est en procédant à d’injurieuses déformations. Geert Wilders est présenté, de tous côtés ou presque, comme un homme d’extrême-droite et un raciste, donc comme un coupable, un infâme, un galeux.

La réalité est très différente. Strictement rien dans les idées de Geert Wilders ne le rattache à ce à quoi on associe en général l’extrême-droite. Rien non plus ne permet de le qualifier de raciste. Économiquement, c’est un libéral classique, adepte du libre marché et de la liberté d’entreprendre. Politiquement, c’est un adepte d’une conception lockéenne du droit et du rôle du gouvernement dans la société. À l’échelle planétaire, c’est un ami d’Israël et des États-Unis. Il préfère sans aucun doute, outre-Atlantique, le camp républicain et conservateur à la piètre équipe aujourd’hui au pouvoir, mais il n’est pas le seul, loin de là.

Wilders est – et c’est ce qu’on lui reproche en fait – inquiet de l’expansion de l’islam en Europe, désireux de mener le combat contre celle-ci et de poser des questions qui dérangent. Il considère l’islam comme imprégné d’idées totalitaires, d’appels à la violence, à l’intolérance, à la discrimination, à l’oppression des femmes et, précisément, au racisme.
Il a mené campagne sur ces thèmes et fondé à cette fin un parti politique, le Parti pour la liberté, qui est aujourd’hui la principale force politique de son pays.

Il a réalisé un court-métrage de seize minutes appelé « Fitna », largement diffusé sur le net, au sein duquel il juxtapose des phrases extraites du Coran, des déclarations de prêcheurs musulmans contemporains, et des images montrant la mise en œuvre de ce que prônent ces déclarations, par des gens qui les ont prises au sérieux : des attentats du onze septembre à l’assassinat de Theo Van Gogh…

Il demande que soient supprimés du Coran, et dénoncés par les musulmans eux-mêmes, les passages qu’il cite. Lus comme ils le sont, ces passages confirment ce que dit Wilders de l’islam. Il doit, depuis qu’il a réalisé « Fitna », vivre sous protection policière permanente. L’acte d’accusation dressé contre lui parle d’« incitation à la haine », et concerne essentiellement « Fitna ».

Je l’affirme après avoir visionné à nouveau le film : les seuls éléments d’incitation à la haine qu’on trouve dans « Fitna » sont les mots mêmes du Coran et ceux prononcés par des prêcheurs musulmans. Si ces éléments doivent être considérés comme condamnables par la justice, ce n’est pas « Fitna » et son auteur qui devraient être incriminés, mais, en bonne logique, les mots du Coran et ceux des prêcheurs.

Si l’on condamne la juxtaposition de sourates du Coran et de déclarations de prêcheurs radicaux aux images d’actes commis par des gens qui ont pris ces mots au sérieux, ce n’est pas, là non plus, « Fitna » et son auteur qui doivent être incriminés, mais, en bonne logique à nouveau, les vrais responsables des juxtapositions : les gens qui, prenant les mots au sérieux, ont mené les actions que montrent les images.
On peut débattre de l’analyse que Wilders fait de l’islam, et j’aurais personnellement des nuances à apporter et des divergences à énoncer. Mais on ne peut supprimer le débat et interdire l’analyse, pas plus qu’on ne peut nier ce qui semble indiquer des relations de cause à effet, sauf à passer d’un fonctionnement de société ouverte à un fonctionnement tout autre : celui d’une société fermée.

Le procès intenté à Geert Wilders doit être pris pour ce qu’il est : un procès politique de type pré-totalitaire
. Aujourd’hui en Europe, au-delà des Pays-Bas, progresse une volonté d’imposer le silence aux critiques de l’islam. Cette censure remet en cause, au demeurant, les principes essentiels sur lesquels repose la civilisation occidentale en ce qu’elle a de plus fécond. Des engrenages sont enclenchés qui, bien que différents des engrenages des années 1930, ont des liens de parenté avec ces derniers.
Au nom d’un pseudo « antifascisme », on permet l’avancée de pratiques effectivement fascistes et contraires à des libertés qu’il a fallu des siècles pour conquérir. Ces engrenages doivent être brisés avant qu’il ne soit trop tard… S’il n’est pas déjà trop tard !

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En bref
Libéralisme (1)
 «Le libéralisme n’est pas la cause, mais la solution à la crise du capitalisme mondialisé !»
Nicolas Baverez, essayiste

SIC
Libéralisme (2) «Le libéralisme est vu en France comme du laisser-faire économique. Ce n’est pas du tout ça. Le libéralisme s’appuie sur le rôle de l’individu, la confiance, le contrat.»
Nicolas Lecaussin, essayiste

Idée «Chaque président a porté une grande idée : De Gaulle une certaine idée de la France, Pompidou le développement industriel, Giscard la modernisation de la société, Mitterrand la construction européenne, Chirac l’équilibre de la République. Pour Nicolas Sarkozy, sa grande idée semble être… lui-même !»
Laurent Fabius,
ancien Premier ministre PS

Politiques «Le peuple français est un peuple régicide qui pense que, lorsqu’il se met en mouvement, rien ne lui résiste ; et c’est un peuple extrêmement sceptique à l’égard des politiques.»
Max Gallo, historien

Banques «Le système bancaire français n’avait pas besoin des milliards qu’on lui a prêté. Il pouvait faire appel à ses actionnaires. De mon point de vue, ceux qui font des « bêtises » doivent les payer !»
Jacques Marseille, économiste

Promesse «Pour les circonscriptions des députés représentant les Français de l’étranger, nous avons repris la trame dessinée par Pierre Joxe en 1982. Et nous avons ainsi tenu une des 110 promesses de Mitterrand !»
Alain Marleix, secrétaire d’État en charge de l’Intérieur

Peuple «Il existe toujours un recours contre les abus de pouvoir ; c’est le peuple.»
François Bayrou




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