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Les cent jours de Sa Sainteté Barack Ier


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Milliere Guy - mardi 05 mai 2009

barack-obama, iran, islamistes
Quel que soit le degré d’adulation extatique de la quasi-tot
alité des journalistes envers Barack Obama, il existe sur la terre un homme qui adule Barack Obama bien davantage qu’eux tous réunis : c’est Barack Obama lui-même.

S’il était simplement acteur, il serait d’un cabotinage insupportable.
Comme c’est un acteur transformé en gourou planétaire, son cabotinage passe pour de la prestance. Et on écarte du regard des foules les images gênantes. Si George Bush avait utilisé un téléprompteur pour chacune de ses prises de parole en public et avait lu ce qu’il disait à la virgule près, on aurait pu dire qu’il n’était pas très intelligent. Mais dès lors qu’il s’agit de Barack, cela signifie simplement qu’il veut être précis.

Si le prompteur s’arrête et qu’Obama s’arrête au même instant, cela signifie qu’il prend son temps pour réfléchir et s’écouter penser. Pendant la campagne électorale, il lui est arrivé d’éternuer, et la foule a applaudi. Il ne s’est pas encore épongé le front avec un mouchoir avant de jeter celui-ci à des adolescentes en transes, mais cela viendra peut-être.

Pour l’heure, Sa Sainteté Barack Ier vient de fêter ses cent jours à la Maison Blanche. Depuis l’épopée napoléonienne, les Cent jours constituent une date symbolique. C’est à croire qu’on oublie que les Cent jours de Napoléon se sont achevés à Waterloo – à moins qu’on ne considère, comme c’est mon cas, que la bataille de Waterloo a été une victoire pour la liberté et une défaite pour un tyran mégalomane.

Qu’importe : cent jours se sont effectivement écoulés depuis que Sa Sainteté s’est installée à la Maison Blanche et, si les idolâtres se pâment, ceux qui gardent une once de lucidité observent d’un œil plus distant ce qui a été enclenché.

Sur un plan intérieur américain, outre la croissance de la dette public et un recours effréné à la planche à billets, qui se termineront par de l’inflation et d’inévitables hausses d’impôts (qui rendront ceux qui siègent à Washington plus riches, mais l’essentiel du peuple américain plus pauvre), on relève des mesures ayant pour objectif de rapprocher les États-Unis des social-démocraties européennes agonisantes : nationalisations hypocrites d’entreprises industrielles, prises de participation dirigistes dans un secteur bancaire qu’Obama et Geithner souhaitent mettre sous tutelle, projet de socialisation de la santé qui, à terme, pourrait permettre aux Américains de connaître les joies du rationnement des soins.

La classification du gaz carbonique comme polluant
par l’Agence de protection de l’environnement annonce sans doute des mesures qui feront la joie des adeptes du vélo et le désespoir de ceux qui préfèrent des moyens de déplacement plus efficaces. Je ne me suis pas rendu chez les gauchistes de San Francisco depuis six mois, mais voir Obama accuser les services de renseignement américain d’avoir eu recours à la « torture » a dû les remplir d’aise. Pour ces gens, avoir privé de sommeil des criminels responsables de milliers de morts est scandaleux, et le fait – avéré – que cela ait permis d’éviter des attentats majeurs dans d’autres grandes villes américaines au cours des sept dernières années est sans importance. D’autant plus que Los Angeles était visée et qu’à San Francisco, on déteste Los Angeles…

En Europe, avoir entendu Obama s’excuser auprès de tous les ennemis des États-Unis pour l’« arrogance » américaine passée a été perçu comme le comble du raffinement. Le message a été reçu planétairement et on en voit d’ores et déjà quelques effets : l’Iran redouble d’ardeur dans sa course au nucléaire, les talibans progressent au Pakistan, les attentats reprennent en Irak. Les dirigeants palestiniens attendent le chèque qui leur permettra de préparer de prochains attentats. Les tyrans peuvent fourbir leurs armes, ils n’ont rien à craindre : les électeurs américains ont trouvé pire que Carter.

Il reste à souhaiter que cette sinistre plaisanterie s’achève sans dégâts majeurs. Il reste à penser à tous ceux dont la liberté est menacée ou foulée aux pieds sur terre en cette heure, et qui se sentent bien seuls, à commencer par Roxana Saberi, journaliste américaine abandonnée dans les geôles de l’antisémite Ahmadinejad. Il reste à penser à tous les Américains qui aiment leur pays et souffrent en voyant l’orage qui vient.

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En bref
M6
En 2008, le résultat net de la chaîne télévision M6, filiale de RTL Group, a reculé de 18 % pour s’établir à 138,4 millions d’euros. Le chiffre d’affaires, quant à lui, est resté stable, à quelque 1,4 milliard d’euros.

Medias
Numérique > 65,9 % des foyers français disposent d’au moins un accès numérique pour la réception de la télévision (par le câble, la TNT ou l’ADSL).

Look > Le magazine britannique « Look », qui vise une clientèle féminine haut de gamme, a connu une diffusion de 314 329 exemplaires en moyenne au cours de l’année 2008.

Magazines > Chaque mois, 48,3 millions de personnes lisent au moins un magazine. Ce qui représente 97 % de la population française de plus de 15 ans !

Différé > En Grande-Bretagne, 15 % de l’audience à la télévision provient de la consultation des émissions en différé, notamment sur internet.

Publicité > Les investissements publicitaires bruts ont nettement chuté en février, par rapport au mois de février 2008 : 22,8 % de baisse pour la publicité au cinéma ; 18,6 % pour l’affichage ; 12,8 % pour la presse ; 8,7 % pour la télévision (mais ce sont les nouvelles chaînes qui sauvent la mise, puisque les chaînes nationales ont connu une chute de 18,5 %…) ; 5,1% pour la radio.

Que sais-je ? > La marge de la célèbre collection Que sais-je ?, fleuron des Presses Universitaires de France, s’élève à 6 % environ. Avec 4 000 titres, les livres de cette collection ont été vendus à quelque 160 millions d’exemplaires, en 43 langues !




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