Milliere Guy - mercredi 21 janvier 2009
israel, etats-unis
On reparle beaucoup, de Paris à Washington, du Caire à New York, du « processus de paix » au Proche-Orient. Je comprends cela. Qui ne veut la paix au Proche Orient ? Que peut-on souhaiter de mieux pour Israël que la possibilité de vivre sans mobiliser en permanence sa population contre les risques du terrorisme ? Qui ne pourrait souhaiter que les populations de Gaza, délivrées de l’organisation islamo-nazie qu’est le Hamas, puissent se tourner vers l’esprit d’entreprise et la quête du bonheur ?
Les enfants de Gaza méritent mieux qu’être endoctrinés à la haine et au meurtre dès le berceau, et mieux aussi que finir dans les sacrifices humains organisés par des pseudo-guerriers lâches et crapuleux qui les utilisent comme boucliers, souhaitent leur mort, et exhibent ensuite, de façon obscène, leurs cadavres. Les populations arabes de Judée-Samarie mériteraient elles aussi d’être délivrées de la propagande et de la corruption de l’Autorité palestinienne.
Vouloir la paix ne suffit pas !
Malheureusement, vouloir la paix ne suffit pas. Encore faut-il réunir les conditions de la paix. Or, force est de constater que celles-ci sont, pour l’essentiel, absentes aujourd’hui.
D’abord, la paix ne peut exister qu’entre des peuples qui veulent vivre paisiblement côte à côte et qui discernent que le contrat volontaire est plus fécond que la force brutale. Le peuple israélien veut vivre paisiblement et discerne les vertus du contrat volontaire.
Les Arabes de Gaza et de Judée-Samarie ne pourront comprendre ce que c’est que vivre paisiblement que si leur éducation, leurs médias, leurs dirigeants, changent du tout au tout. Il y faudrait une mutation aussi radicale que celle qui a sorti la population allemande du lavage de cerveau élaboré par le IIIe Reich. Tant que nul ne parlera de la nécessité de cette mutation, aucun espoir ne sera permis.
Ensuite, la paix implique qu’une population qui a été engagée dans une impasse comprenne effectivement qu’elle a été engagée dans une impasse. Le Hamas a entraîné les Arabes de Gaza vers le naufrage et vers la mort : il n’est pas certain que ceux-ci soient pour autant détachés du Hamas. Les Arabes de Judée-Samarie se détachent, quant à eux, de l’Autorité palestinienne, mais c’est pour se tourner, semble-t-il, vers les idées du Hamas, et non vers les sociétés ouvertes et vers la paix.
L’impasse est bien présente, mais les populations concernées ne semblent pas le comprendre. Si nul ne les aide vraiment à déchiffrer, aucun espoir, là encore, ne sera permis.
Enfin, la paix implique qu’on adhère aux vertus des sociétés ouvertes et qu’on ait autour de soi des exemples de sociétés ouvertes dont on puisse s’inspirer, et qui soient prêtes à aider, si on veut prendre le chemin de la paix.
Les vertus des sociétés ouvertes ne suscitent guère d’adhésion dans l’ensemble du monde musulman. La seule société ouverte du Proche-Orient, Israël, y est diabolisée et y inspire la haine plus que l’admiration. Et ce qui est vrai dans l’ensemble du monde musulman l’est tout particulièrement à Gaza et en Judée-Samarie.
Les sociétés ouvertes du reste du monde, qui plus est, ont visiblement peur de parler de leurs valeurs aux dirigeants musulmans, et préfèrent donner des milliards en espérant obtenir un calme temporaire. Tant que ces divers paramètres seront là, aucun espoir de paix, malheureusement, ne sera permis.
Ce processus de paix est un fauteur de guerre…
On va reparler de « processus de paix », disais-je. On va organiser des réunions. On va demander des concessions à Israël. On va verser de l’argent à l’Autorité palestinienne. On va débattre avec les dirigeants musulmans, y compris ceux de l’Iran, voire ceux du Hamas. Et on s’apercevra tôt ou tard qu’on a, en fait, contribué à un processus de guerre.
On s’apercevra que les concessions demandées à Israël n’arrêteront pas le processus de guerre, au contraire, et seront perçues dans le monde musulman comme un signe de lâcheté.
On s’apercevra que le monde musulman est composé d’une minorité de djihadistes, d’une part, et, d’autre part, de gens qui n’osent pas s’opposer au djihadisme ou qui lui trouvent des excuses. Et que cela vaut spécialement pour les Arabes de Gaza et de Judée-Samarie.
On s’apercevra, si on ne le sait déjà, que le djihadisme est implanté dans les populations musulmanes d’Europe, d’Amérique et du reste du monde, et se bat pour la victoire totale. Mais, quand on s’en apercevra, il sera très tard – peut-être même trop tard…
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