À propos du gaspillage de l’eau

À propos du gaspillage de l’eau

En complément du courrier de Jean-Ebles d’Ussel dans le numéro 1401, rappelons quelques évidences :

1) L’eau ordinaire ne se perd pas : la Terre étant un système fermé, toute l’eau qui s’enfonce dans le sol ou s’évapore, finit, plus ou moins rapidement, par se retrouver disponible …

2) En revanche, il y a un monstrueux gaspillage de l’eau rendue potable après traitement coûteux, par exemple par les innombrables fuites du réseau de distribution ou, tout simplement, parce qu’on lave souvent les rues à l’eau potable – et c’est sur ces scandales que devraient se porter les efforts des pseudo-écolos !

3) Avant même de songer à désaliniser l’eau de mer, action possible mais coûteuse, à l’échelle de la France, commençons par utiliser l’eau disponible en évitant de la laisser filer dans la mer.

Cela veut dire :

a) Multiplions les réservoirs, bassines ou autres barrages, pour utiliser l’été ce que l’on a stocké l’hiver.

b) Autorisons partout les agriculteurs à pomper dans les cours d’eau en fonction de leurs besoins. Cela impacterait peu et réduirait l’apport à la mer d’un volume qui réduirait la hausse de leur niveau dû, en partie, à fonte des glaces polaires continentales.

Rappelons quelques chiffres : à chaque seconde, la France laisse perdre environ 5 000 m3 surtout dans l’océan, le Rhône contribuant à lui seul pour un peu plus de 2 000.

C’est colossal et les prélèvements agricoles sont dérisoires en comparaison.

À l’échelle mondiale, il s’agit d’environ 500 000 m3/sec, l’Amazone, à elle seule, contribuant pour plus du cinquième.

Bien entendu, par rapport à ces chiffres, la fonte des glaces est insignifiante mais l’utilisation agricole de l’eau freinerait un peu la hausse (très lente) du niveau des mers qui menace des atolls du Pacifique plutôt rongés par l’érosion, phénomène inéluctable existant depuis l’émergence des continents.

Ce programme devrait enthousiasmer les écolos, s’ils étaient capables de faire passer réflexion avant passion !

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