A69
En tant que Tarnais, j’ai forcément une opinion quant à l’opportunité de la réalisation du vieux projet de l’autoroute A69. Et, sans être un amish ni un écolo-terroriste, j’ai toujours été opposé à ce projet pour les mêmes raisons que celles invoquées par le tribunal administratif qui vient d’en interdire la construction : inutilité économique et catastrophe écologique. L’État a fait appel de cette décision, c’est son droit. L’ensemble des élus réclame la reprise immédiate des travaux. J’espère qu’ils n’obtiendront pas gain de cause, sinon le chantier sera quasiment achevé quand la cour d’appel rendra sa décision dans environ un an et demi. Imaginez ce que serait la pression exercée sur les magistrats dans ces conditions-là : comment déclarer illégale une autoroute déjà presque opérationnelle ? C’est ubuesque. Déjà, il est scandaleux que les travaux aient pu commencer avant que tous les recours aient été purgés. Mais permettre la reprise et quasiment l’achèvement de la construction avant que la cour d’appel ait éventuellement annulé la décision de première instance serait une erreur encore plus monumentale. Il y a des dizaines d’années que certains attendent cette autoroute dont ils espèrent des effets positifs qui ne se concrétiseront jamais, ils peuvent patienter dix-huit mois de plus afin d’éviter un fiasco financier encore plus grand.
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