Dangers du crédit social

Dangers du crédit social

Quelques jours avant Noël, le site catholique « Le Salon beige » (dirigé, comme notre hebdomadaire, par Guillaume de Thieulloy) a publié un article glaçant intitulé : « Interdits, ruinés et sans abri : le coût humain du système de crédit social chinois ».

Cet article relayait plusieurs articles et posts sur Twitter d’observateurs (ou de dissidents évadés) de la Chine communiste et indiquait notamment que des dizaines de milliers de jeunes gens y vivent désormais dans la rue, n’ayant plus aucun moyen de paiement, suite à un fichage par le système de crédit social.

Il est évidemment difficile d’avoir des informations fiables sur ce pays très fermé – et où la contestation du pouvoir peut valoir la prison, le Lao-Gaï, voire la mort.

Mais il est certain, en tout cas, que la Chine dispose d’un système de fichage qui en fait le régime totalitaire le plus puissant qui ait jamais existé.

On nous dira peut-être que Xi Jinping est moins sanguinaire que Staline ou Hitler. C’est possible (sans être assuré), mais ce qui est sûr est que le Parti communiste chinois dispose du moyen de tout savoir sur tout le monde. Et de sortir qui il veut de la société.

Un mauvais crédit social vous prive de moyens bancaires ou du droit d’aller à l’université.

Officiellement, il ne s’agit que de faciliter des relations humaines harmonieuses.

Mais, qu’on le veuille ou non, cela revient à donner à l’État des moyens de « flicage » gigantesques et inquiétants.

Or, il existe de sérieuses raisons de craindre que les dirigeants européens – et les dirigeants macronistes en tout premier lieu – veuillent développer un équivalent de ce crédit social chinois chez nous.

De ce point de vue, les « ausweis » dont nous avions besoin pour sortir de nos maisons durant la crise du Covid-19 pourraient bien n’avoir été qu’un test – hélas concluant – de la docilité des peuples.

Rappelons aussi que les appels à censurer internet « comme les Chinois » sont légion.

Rappelons encore que l’Union européenne a récemment débattu (et écarté de justesse…) un dispositif dit « Chat Control » permettant de scanner tous les messages privés de tous les citoyens européens – au nom de la lutte contre la pédocriminalité.

Bien sûr, tout le monde est opposé à la pédocriminalité, au terrorisme ou aux épidémies. Mais payer cette opposition d’un abandon de toute vie privée et de toute liberté est probablement un peu excessif !

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *