Démagogie

Démagogie

Grâce au mensuel maurrassien « Le Bien Commun », j’ai découvert cette déclaration de l’influenceur conservateur américain Christian Heiens, relayée sur Twitter par Elon Musk lui-même : « La démocratie de masse conduit toujours à une redistribution coercitive des richesses, à une expansion continue des appareils bureaucratiques, ainsi qu’à la multiplication indéfinie de nouveaux “droits” qui remettent en cause des principes autrefois jugés indispensables au maintien de la civilisation. »

Cette remarque me semble extrêmement intéressante pour nous, Français de droite.

En effet, nous cherchons – et à juste titre bien sûr ! – à limiter les effets du socialisme dans le cadre de la démocratie.

Or, il est difficilement contestable que la démocratie pousse inéluctablement les dirigeants à donner au peuple « du pain et des jeux » pour se maintenir au pouvoir – et, pour cela, naturellement, à alourdir toujours plus la pression fiscale, à étendre toujours plus la bureaucratie, et à élargir toujours plus le champ d’activité de l’État.

À l’approche des municipales, je me prends à rêver à un candidat qui oserait dire : la municipalité se désengage de telle mission et redonne aux citoyens la possibilité de l’assurer eux-mêmes. Mais c’est totalement utopique.

En effet, ce que la masse des électeurs va retenir, ce n’est pas la liberté en plus (et l’impôt en moins, ce qui va ensemble !), mais bien la suppression d’un « droit acquis ».

Par conséquent, les candidats sont, au contraire, poussés à proposer que la municipalité (mais cela vaut bien sûr à tous les échelons de la vie politique) s’occupe de nouvelles missions – sans dire que cela entraînera mécaniquement des suppressions de libertés et des hausses d’impôt.

La seule possibilité est d’inlassablement rappeler que telle mission coûte tant aux contribuables – et que ceux-ci pourraient souvent la mener à bien par eux-mêmes pour un coût largement inférieur et une efficacité largement supérieure.

C’est ce que font très bien nos amis de l’Ifrap, de Contribuables Associés et de bien d’autres excellentes organisations. Cependant, ne nous cachons pas la difficulté : ce travail s’adresse à la raison, alors que les campagnes électorales s’adressent aux émotions et aux pulsions – beaucoup plus puissantes (et moins fatigantes à suivre !).

Et, pourtant, la subsidiarité, cela fonctionne vraiment. Regardez le succès de la politique de Milei en Argentine. Certes, au début, les coupes budgétaires ont été dures à supporter, mais aujourd’hui, les Argentins retrouvent leurs libertés et leur pouvoir d’achat.

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