Destruction de l’élevage français
Des centaines de vaches françaises ont été tuées ces derniers jours. Elles l’ont été sans raison médicale valable. Une maladie bovine non transmissible à l’homme, la dermatose nodulaire, a provoqué une épidémie. Il a été dit par le gouvernement français que la seule solution quand une épidémie de dermatose nodulaire apparait est la destruction totale des troupeaux et qu’un seul cas sur deux cents vaches est suffisant pour décider de tuer les autres vaches.
C’est totalement faux, et il n’y a pas besoin de chercher longtemps et loin pour le voir. La maladie touche le bétail suisse et la Suisse procède autrement : les vaches malades sont isolées du reste du troupeau, celui-ci est vacciné, et les déplacements de bétail sont suspendus tant que l’épidémie est là. Ce qui se fait en Suisse se fait dans le reste du monde. Le gouvernement français semble reculer un peu, en raison de la colère des paysans et du fait que le Mercosur accroit encore leur colère, et lance e campagne de vaccination. Mais on ne peut qu’être indigné par le fait qu’une décision aussi monstrueuse et inutile a pu être prise. On ne peut aussi qu’être indigne face au déploiement de force utilisé initialement contre les paysans, et constater qu’un tel déploiement de force n’a pas existé lors des émeutes de banlieue qui ont suivi la mort du jeune criminel Nahel. Un tel déploiement de force a existé, par contre, face au mouvement des gilets jaunes, et le mépris, voire la haine, face aux Français de souche est flagrant depuis le début de la présidence Macron.
La colère des paysans est légitime. Détruire tout un troupeau, c’est détruire une vie de travail et une famille entière. C’est détruire une exploitation agricole. C’est monstrueux. Chaque année en France, des paysans se suicident, et ce type de décision risque de susciter davantage de suicides encore. Les revenus des paysans ne cessent de baisser. Il fut une époque où la France était autosuffisante en matière d’alimentation : ce n’est plus le cas, et c’est le résultat d’une succession de décisions bureaucratiques ineptes. L’agriculture et l’élevage font partie intégrante des paysages français et ont contribuer à les modeler. On ne peut imaginer une France sans agriculture et sans élevage, et c’est pourtant cette France-là qui pourrait prendre forme. Des races de bovins français vont sans doute disparaitre. Sont impliquées des décisions proprement françaises qu’il faut remettre en question, mais sont impliquées aussi des décisions européennes, et les unes et les autres sont dictées essentiellement par l’écologisme.
L’agriculture et l’élevage sont censes polluer et contribuer au « réchauffement global ». Moins d’agriculture et moins d’élevage serait dès lors bon pour l’environnement. Les vaches produisent du méthane et du dioxyde de carbone, et moins de vaches signifie moins de méthane et moins de dioxyde de carbone. Des directives ont suggéré que le cheptel bovin français devait diminuer de vingt-cinq pour cent, et c’est très vraisemblablement là le vrai motif de l’abattage de masse décidé par le gouvernement français.
Dois-je le répéter ? L’écologisme est un antihumanisme. Il est le rêve délirant et abject d’un monde où toutes les activités humaines doivent être peu à peu asphyxiées aux fins que la nature vive, et l’être humain se trouve ainsi exclu de la nature. L’écologisme prétend « défendre la nature », mais conduit à sa destruction : les animaux font partie de la nature et les éliminer au nom de la pollution est délirant. L’écologisme est aussi un néocommunisme : il ajoute à l’idée d’exploitation de l’homme par l’homme l’idée d’exploitation de la nature par l’homme. L’Europe soumise à l’écologisme est en train de mourir peu à peu. Pendant ce temps, ailleurs sur la planète, l’agriculture et l’élevage continuent, sans être soumises à des règles ineptes. Le Mercosur sera ratifié, si ce n’est aujourd’hui, ce sera dans quelques jours, et des exploitations agricoles en France et ailleurs en Europe ne pourront résister à la concurrence et mourront. Ce sera « bon pour l’environnement » et pour la lutte contre « le réchauffement global », dira-t-on dans les ministères français et à Bruxelles. Ils sont fous. C’est répugnant. Il faut les arrêter. Vite.
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