Et si la remigration était possible…
Les lecteurs des « 4 Vérités » connaissent bien Jean-Yves Le Gallou. Cet ancien haut fonctionnaire, qui fut député européen FN, est le créateur de la fondation Polémia et le principal animateur des Bobards d’or qui « récompensent » les « meilleurs » journalistes de grand chemin pour leur collaboration à la vaste entreprise de désinformation.
Il est aussi l’un des meilleurs spécialistes français de l’immigration.
Son dernier petit livre s’inscrit dans ce cadre. Résumons en quelques mots la thèse de l’ouvrage : sans politique de « remigration », ce qui nous attend, c’est le « grand remplacement », c’est-à-dire le fait de devenir d’ici 20 ans minoritaires sur la terre de nos ancêtres.
Beaucoup de commentateurs jugeront sans doute cette thèse excessive et contesteront qu’il soit possible de pratiquer une politique de remigration réelle et concrète.
Mais l’un des principaux apports de cet ouvrage est précisément de montrer que, dans l’histoire (même récente), la remigration a souvent été pratiquée – et parfois même volontairement.
Pour ne prendre qu’un exemple à la fois proche et récent, que j’ignorais, l’auteur cite le cas de la Lettonie qui, après avoir recouvré son indépendance à la chute de l’empire soviétique, a refusé d’accorder la nationalité lettone aux descendants de Russes qui l’avaient colonisée – provoquant ainsi le départ (volontaire) d’une bonne part de cette minorité russe.
Jean-Yves Le Gallou propose de mettre en place à la fois une préférence nationale (dont on rappellera, une nouvelle fois, qu’elle fut jadis instaurée par des gouvernements de gauche pour sauvegarder les emplois des nationaux) et une préférence de civilisation.
Il me semble qu’il a évidemment raison quand il remarque que la nationalité ne suffit plus à définir un Français, tant la France compte de « Français de papier ». Il est clair qu’être Français, c’est aussi recevoir une histoire et partager des mœurs.
Le problème est que c’est beaucoup plus difficile à définir juridiquement que la nationalité.
C’est pourquoi l’auteur propose une remigration par étapes, en commençant par cesser de délivrer de nouveaux titres de séjour et en expulsant les étrangers clandestins et délinquants.
Pour les naturalisés (donc français), il distingue les assimilés (qui ont vocation à demeurer Français en France), les non-assimilées mais non hostiles, et les hostiles ou délinquants à déchoir de leur nationalité. La catégorie intermédiaire est logiquement la plus difficile à traiter mais Jean-Yves Le Gallou note justement que, si les Européens reviennent aux sources de leur civilisation, les non-assimilés deviendront hostiles ou s’assimileront.
Ce petit livre peut naturellement être contesté (personnellement, je ne suis pas certain du tout que le caractère ethnique soit aussi important que le pense Le Gallou : il me semble que le cardinal Sarah est plus européen que bien des députés LFI, quoique leur couleur de peau puisse indiquer l’inverse – et je crois donc que la question civilisationnelle est largement prioritaire). Cependant, je ne saurais trop en conseiller la lecture pour réfléchir enfin sérieusement à une politique migratoire menée pour l’intérêt de nos enfants.
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