Fin de vie

Fin de vie

Je crains d’être, une fois encore, une voix discordante dans les colonnes des « 4 Vérités ».

Oui, je souhaite qu’une loi autorisant l’aide à mourir pour les personnes en fin de vie soit rapidement votée par les Assemblées.

Ma conviction s’est faite durant ces dernières années lorsque j’ai vu des parents et des amis mourir dans des conditions particulièrement douloureuses.

Je pense tout spécialement à un ancien collègue qui souffrait d’un cancer généralisé et pour lequel les doses de morphines n’avaient plus d’effet. Il criait à son épouse et à ses enfants : Tuez-moi, tuez-moi !

Bien entendu, il n’est pas question que cette loi permette d’euthanasier à tout va les vieux et toutes les personnes en mal de vivre. La loi doit être très encadrée comme elle l’est en Suisse avec Exit. L’association demande au malade d’être conscient, sain d’esprit et de signer une décharge. En plus, le médecin traitant donne son accord uniquement lorsqu’il estime que la vie de son patient est devenue insupportable.

L’accord du médecin n’est pas toujours facile à obtenir. Un de mes amis qui souffrait atrocement du dos a vu sa demande d’euthanasie refusée car le médecin estimait que la médecine avait encore quelques chances de le soulager. Trois jours plus tard, mon ami s’est pendu dans son garage. La solution Exit aurait été moins brutale.

Enfin, ne soyons pas hypocrites, l’euthanasie existe déjà. Il y a dans les hôpitaux des médecins bienveillants qui, en accord avec la famille, débranchent les appareils ou plongent le malade dans un sommeil profond jusqu’à son décès.

Laissons de côté les questions de morale, d’éthique et de religion.

Abréger les souffrances d’un être en fin de vie est un acte de compassion.

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