Front républicain : retour aux années Chirac
Dimanche 5 juillet, le « front républicain » a une nouvelle fois fait la preuve de son efficacité. À Hénin-Beaumont, malgré sa très large avance, le Front national a perdu au deuxième tour, avec 47,6 % des voix contre 52,4 % au divers-gauche Daniel Duquenne.
Compte tenu de la situation très particulière qui régnait dans cette ville du nord de la France, le FN avait, pour la première fois, la possibilité de battre en duel un candidat de ce pseudo « front républicain ». Car Hénin-Beaumont se caractérise, en particulier, par le rejet profond d’une classe politique corrompue incarnée par l’ancien maire socialiste Gérard Dalongeville. L’appel au « vote citoyen » aurait fort bien pu ne pas être entendu…
Au demeurant, il a été beaucoup moins entendu que pour la présidentielle de 2002 ou les municipales de 2001 (le cas des régionales de 1998 est différent, puisque l’appel au refus des voix du FN ne concernait que les politiques eux-mêmes et non les électeurs).
Les électeurs de Hénin-Beaumont ont en effet davantage voté pour le FN au deuxième tour qu’au premier : sur les 26 000 habitants, 1 000 électeurs de plus se sont portés sur la liste de Steve Briois (alors que le FN n’a été battu que de 500 voix).
Malgré tout, donc, le « front républicain » continue à fonctionner, avec une redoutable efficacité. Les réflexes pavloviens de la classe politico-médiatique appelant à « faire barrage au Front national » ont permis une hausse de la participation et un désistement sans condition de toutes les listes en faveur du candidat de gauche arrivé en deuxième position au soir du premier tour.
Mais ce qui est gravissime pour la droite tient en une phrase : l’UMP de Nicolas Sarkozy a manifesté qu’elle était sur la même ligne politique que celle de Jacques Chirac.
La droite parlementaire continue à montrer qu’elle décide de son vote, non pas en fonction des circonstances politiques et de la plus ou moins grande proximité de tel ou tel candidat avec ses valeurs, mais qu’elle prend ses consignes dans la presse de gauche. Alors que tout le succès de Nicolas Sarkozy résidait dans le fait qu’il affirmait sans complexe être de droite.
Avec ce « front républicain » à Hénin-Beaumont, nous voici revenus dix ans en arrière. La gauche peut facilement remporter les élections en étant minoritaire en voix. Que les chefs de l’UMP se réjouissent du résultat de dimanche soir (après les 4 % du premier tour !) dépasse l’entendement…
Comments (26)
Cher R. Ed. , aimable contradicteur du septentrion.
C’est amusant car, comme prochaine tentative de vous convaincre, j’avais aussi envisagé à votre attention une démonstration avec 5% d’intérêt.
La mienne était celle-ci : j’ai un produit d’épargne qui jusqu’à présent me rapportait 5% par an. Au prétexte qu’il n’y a pratiquement plus d’inflation en France, les pouvoirs publics ramènent ce taux à 1%. Le premier réflexe est de dire : "on perd 4%". Sauf que, désormais, 1.000,00 euros placés me rapporteront 10,00 euros au lieu de 50,00. Et 10,00 euros, c’est 20% de 50,00 : on perd donc 80% de l’avantage précédent.
C’est pour faire ce distinguo entre 4 et 80 qu’il vaut mieux parler de points à propos de l’écart de 4, afin qu’à travers le langage chacun appréhende les mêmes choses, sans ambiguïté. Si vous voulez bien avoir l’obligeance d’être attentif aux discours des sondeurs, journalistes, hommes politiques, vous constaterez que c’est ce terme de "points" qui, sauf exception, est employé, en France en tout cas.
En conclusion, nous ne sommes pas, ni vous ni moi, hermétiques à la mécanique paradoxale des pourcentages et nous disons en réalité la même chose mais avec un mot de différence. Pourquoi pas. Après tout, nous n’avons pas adopté (ou peut-être les avons-nous abandonnés, je ne sais pas), les "septante" et les "nonante", et, ma foi, ça fait aussi partie du charme qu’il y a à échanger avec les Belges. Nous savons que de l’uniformité naît l’ennui, c’est pourquoi je suis pour ma part attaché aux particularismes des peuples, pourquoi j’espère ardemment en une Europe des Nations et rejette viscéralement le redoutable salmigondis dans lequel "on" (entre autres, ce "front", soi-disant Républicain, si mal nommé) cherche à nous dissoudre.
Cordialement, et passez du bon temps sur vos belles plages.
P. S. : si on mélange des pommes et des poires, je pense qu’on obtient une délicieuse compote. Mais bien sûr, il faut qu’elle soit cuite…à point (celle-là, je ne pouvais pas ne pas la faire ! Mais là, OK., on est dans la cuisine, et uniquement dans la cuisine).
les memes qui appellent au "front republicain" sont ceux qui font des risettes à Besancenot!
En français, et en mathématiques (en d’autres langues aussi) on ne peut pas additionner des pommes et des poires et obtenir de la compote,.
Pour obtenir de la compote, il faut les cuire et les MELANGER. (mixer, remuer, etc…)
Ne pas confondre cuisine et mathématiques, cuisson et addition.
Chez le banquier, vos 1000 euro à 5 %, c’est 50 € à la fin de l’année.(moins les impôts bien sûr, ne chicanons pas)
Si l’année d’après, il vous accorde 5% supplémentaires,(ou 5 points pour votre compréhension)) vous aurez donc 1000 € à 10 % soit 100 € au lieu de 50.
Passer de 50 à 100, c’est bien 50 euro en plus , mais c’est aussi le double, soit 100% (le banquier pourrait vous donnez des (bons
) points à la place mais seriez vous d’accord ?
) .
5 % d’intérêts supplémentaires correspondent bien à une AUGMENTATION de 100 %., le calcul : 50 x 100 % = 50.
Si vous ne comprenez pas, je peux vous l’écrire dans ma langue maternelle, ou encore en anglais.
Et cerise sur le gâteau, je peux même vous l’écrire dans mon patois local, mais là, vous aurez de grosses difficultés de traduction, les reverso et compagnie ne vous seraient d’aucune utilité.
Amitiés d’un Flamand d’Oostende, la reine des plages de la côte belge. Les Flandriens, de Knokke à De Panne sont généralement bilingues, trilingues et plus, mais arrivés à " Côte du Sud ", " Vallée des Roses " , " Eglise des Dunes ", villes du tourisme elles aussi, c’est soit le français, soit " des vermicelles ".
Erratum dans mon post précédent, qui ne manquera pas de réjouir notre ami Belge :. pas 33,33% mais bien 30% de différence (où donc est partie ma vieille tête à ce moment-là ?).
Le reste demeure vrai.
J’avais décidé de ne pas poursuivre cette discussion sur les pourcentages. Mais bon, après tout, j’ai du temps.
Vous avez raison cher intervenant du plat pays, c’est bien une question de langage (mais "nouveau français", désolé, je ne sais pas ce que c’est). Or, si dans un tel cas on parle de points , c’est bien pour éviter les contresens que peut induire le terme "pourcentage".
L’erreur que vous continuez de faire est de traiter les pourcentages comme s’ils étaient des valeurs absolues, ce qu’encore une fois ils ne sont pas.
Reprenons ce que vous dites :
" Entre 20 % et 50 % , il y a très exactement 30 POUR CENT de différence, et non 30 POINTS "
Au lieu de vos pourcentages utilisons des valeurs absolues. Par exemple, on peut rêver et dire : " à la dernière élection, sur 100 personnes, 50 ont voté pour le FN alors qu’elles n’étaient que 20 à l’élection précédente ". La différence est donc de 30 personnes. Ramenées au groupe de référence qui est de cent personnes, ces 30 là en représentent 33,33%. Et pas 30%.
Dans des situations comme celles-ci, utiliser le point évite donc les erreurs d’appréciation, les ambiguïtés, les distorsions.
Pour les mêmes raisons, je serais parfaitement d’accord avec vous si, à la phrase suivante, au lieu d’utiliser des pourcentages, vous aviez utilisé des valeurs absolues et aviez écrit : " passer de 20 à 50 représente une augmentation de 150%". Mais là, avec les pourcentages, ce qu’il convient de dire c’est : " il y a augmentation de 30 points ". Et pas : " l’augmentation, c’est 150% ". 150% de quoi ? De quel univers de référence parle-t-on ?
Allez, il y a des choses plus graves et cette fois, promis, juré, je stoppe là.
Parlons " français "
Entre 20 % et 50 % , il y a très exactement 30 POUR CENT de différence, et non 30 POINTS.
Passer de 20 % à 50 %, c’est à dire revenir à chiffrer, en %, l’augmentation, c’est 150 %., soit une fois le nombre original d’électeurs, soit 100 % en plus et encore une demi fois, soit 50
Parlons en " nouveau " français" !
20 metres + 30 mètres = 50 cornichons, tant qu’on y est, pourquoi pas ?
Le Front National a fait 47 points, le Front répoublicain en a fait 53.
A la belote ou au trictrac ?
@ R. Ed.
" Il est vrai qu’étant Belge, et Flamand en plus, je suis aux yeux de la plupart de vos compatriotes un rescapé des hommes de Neandertal."
NE DITES JAMAIS DU MAL DE VOUS , …… les autres s’en chargeront toujours suffisamment !
Bien cordialement.
A " R. Ed. "
En ce qui me concerne, je goûte peu les histoire belges. Parce que la dérision est toujours facile et n’a rien d’honorable pour celui qui s’y adonne, également parce que plusieurs Belges de grand talent m’ont donné, comme à tant d’autres, beaucoup de plaisir et de bonheur au cours de ma jeunesse : Hergé, Jacques Brel, Franquin, Raymond Devos (toujours drôle, jamais méchant, jamais vulgaire : une exception parmi les "comiques"), le peintre symboliste Paul Delvaux, et quelques autres….
Ceci étant dit, votre histoire de tartes est bien sympathique mais elle ne démontre rien.
Un pourcentage n’est pas une quantité. Les façons dont on représente les pourcentages – sous forme de fractions (avec la référence ‘100’ comme dénominateur commun) ou bien en utilisant le signe " % "(par exemple : 80%) – leur confère un statut apparent de nombre mais il n’ont pas les qualités normalement attribuées aux nombres. Il n’est pas possible d’effectuer des sommes de pourcentages dans l’absolu car on ne peut pas leur donner un sens exact, il y a toujours un écart avec la réalité. Ainsi, deux augmentations successives de 10 % ne donnent pas une augmentation de 20 % mais de 21 %. Ceci est à l’origine des fautes de raisonnement.
Par ailleurs, permettez-moi de relever que 48h00 après une première affirmation mordicus, vous dites exactement le contraire, tout aussi mordicus :
Votre intervention du 9 juillet :
" A Gérard Pierre, coucou
les maths !
Passer de 82,21 à 52,38, ce n’est pas 30 % de moins, mais à peu de chose près LE DOUBLE
52,38 x 60 % + = 83,808
"
Votre intervention du 11 juillet :
80 % – 50 %, cela fait 30 %, pas 30 " POINTS ", ou alors, je ne parle pas le français.
"
Enfin, je vous confirme qu’en matière de diminution ou d’augmentation de pourcentage, notamment en matière de sondages ou de votants, on parle de points, cette unité permettant d’apprécier le résultat avec précision, sans ambiguïté, en évitant l’écueil signalé ci-dessus .
Cordialement.
nb : dans tous les cas, le débat sur cette question s’arrête là pour moi.
Gerard Pierre: "Comme quoi, …… à mon âge, …… on ne devrait jamais répondre après 23h00′ !"
Il y en a beaucoup pour ne pas dire tout un chacun qui devraient énoncer la même phrase à 20 ans. Ne serait-ce pas plutôt que la lucidité augmente la précision de votre vue? … intérieure. La sagesse de vos interventions est l’exemple d’une vie qui, parce qu’elle a bien observé, sert de plus en plus sur des plans de plus en plus élevés. Un cheminement vers le Divin parce que libéré des dogmes.
Un cheminement qu’on souhaite au monde musulman qui blasphéme l’idée et la dimension d’un Dieu qu’ils disent respecter.
@ Candide …
Ne pas mélanger les pommes et les poires.
Une demi tarte aux pommes + une demi tarte aux pommes = une tarte aux pommes.
Une demi tarte aux pommes + une demi tarte aux poires ne feront jamais une tarte ni aux pommes, ni aux poires, ni aux deux, cela fera toujours deux demi tartes.
80 % – 50 %, cela fait 30 %, pas 30 " POINTS ", ou alors, je ne parle pas le français.
Il est vrai qu’étant Belge, et Flamand en plus, je suis aux yeux de la plupart de vos compatriotes un rescapé des hommes de Néanderthael.
Y qu’à voir la profondeur des blagues " belges " racontées en France à notre encontre.
Ralph Peters, esquisse même un scénario dans lequel les «navires de l’US Navy sont à l’ancre et les Marines sont descendus à terre à Brest, à Bremerhaven ou à Bari, pour garantir l’évacuation des musulmans d’Europe». Peters conclut qu’en raison de «l’inguérissable méchanceté» des Européens, «les jours [des musulmans] y sont comptés»).
Au troll, voir post antérieur
, celui de G. Pierre.
La langue française est beaucoup plus subtile que vous ne l’imaginez.
Vous confondez 30 % de moins et 30 % d’écart, ce n’est pas la même chose.
Les leçons de mathématiques – ici – d’une simplicité d’école maternelle ou presque, il faudrait que vous vous y mettiez un peu à les apprendre, et par la suite, venez donc nous présenter les résultats obtenus à vos examens.
Quand on n’en sait pas plus, on se tait.
A G. Pierre, vous me parlez de " progression ", oui, c’est bien dans les 270 %, mais l’augmentation du nombre des électeurs, c’est bien 170 % d’électeurs en plus.
82,21 – 52,38 = 29,83 – 29,83 / 82,21 = 0,362851. En passant de 82,21 à 52,38 il y a donc diminution de 36,2851%.
A l’inverse, en passant de 52,38 à 82,21, il y a augmentation de 56,9492% (29,83 / 52,38 = 0,569492).
Mais ce qui précède concerne des chiffres bruts et pas des pourcentages. Car on ne tire pas un pourcentage par rapport à des pourcentages : dans ce domaine on parle de points.
Passer de 82,21% à 52,38% correspond donc à une diminution de 29,83 points.
@ R.Ed.
Rectification
Au lieu de : … une chute de 63,7% de sa base
Lire : …………… une chute à 63,7% de sa base antérieure, ce qui correspond à une perte sèche de 36,3%
Comme quoi, …… à mon âge, …… on ne devrait jamais répondre après 23h00′ !
R.Ed
petit rappel de maths
le chiffre de référence est 82,21 donc on applique le pourcentage sur ce chiffre ce qui donne bien à peu près 30% CQFD
( encore un qui a eu 20,35 de moyenne au bac? Je rigole R.Ed, comme quoi les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut, ciao!)