Il y a beaucoup de causes à la dénatalité. L’augmentation du coût de ce l’enfant ( en argent à travers le consumérisme) mais aussi en temps ( sur le temps libre ou le temps professionnel) des parents en est une. On pourrait ajouter la discipline de plus en plus difficile à mettre en œuvre. En tout cas l’analyse qui suit est concrète.
Il y a beaucoup de causes à la dénatalité.
L’augmentation du coût de ce l’enfant ( en argent à travers le consumérisme) mais aussi en temps ( sur le temps libre ou le temps professionnel) des parents en est une. On pourrait ajouter la discipline de plus en plus difficile à mettre en œuvre. En tout cas l’analyse qui suit est concrète.Joan Larroumec (@larroumecj)Une des raisons sociologiques de la chute de la natalité : le coût social de l’enfant à explosé.
• les parents sont censés passer énormément de temps avec leurs enfants
• on ose plus les laisser seuls à la maison
• on ose plus les laisser se déplacer seuls dans la rue
• la responsabilité des parents dans le futur de leurs enfants est un enjeu exacerbé de statut social. On est jugé sur les moyens déployés pour nos enfants. Cela crée une course à l’armement.
• le niveau moyen attendu par enfant s’élève sans fin, poussé par les RS (chambre indiviudelle, aniversaires stylés, vacances cools, activités extra scolaires nombreuses)
• on attend désormais des pères une très forte implicationLes attentes sociales de la parentalité sont plus lourdes que jamais. Ce qui ajoutées à l’enjeu consummériste/hédoniste (on est encouragés à l’infini à courir après un style de vie idéal) et à l’enjeu de performance (on est valorisé plus que jamais pour son succès pro et financier), et ajoutées à la fin de la spécialisation des tâches (l’homme et la femme doivent cartonner à la fois la parentalité, le style de vie et la performance pro) laisse très peu de marges de manœuvres pour avoir beaucoup d’enfants.
Notons également que la période du baby boom est bien une période de faible anxiété éducative, l’école se massifie mais n’est pas encore compétitive (c’est déjà incoryable de faire des études), forte autonomie enfantine, consummérisme encore naissant, coût social faible car tout le monde fait 3 enfants, et le concept de société de classe moyenne réduit la pression statutaire. Tout cela a participé à créer un âge d’or démographique.
Recréer de telles circonstances est très complexe pour des raisons de théorie des jeux. La première personne à diminuer son investissement parental ou professionnel se retrouvera désavantagée.
C’est donc un cas spécifique où les interventions étatiques peuvent se justifier, notamment dans la restauration de l’autonomie de l’enfant (en adaptant notamment la ville, sécurisée, piétonne), dans la réduction du consummérisme infantile (uniformes scolaires, interdiction des mobiles, service public d’activités extra-scolaires) et dans la compensation financière du coût de l’enfant (et donc des allocations universelles pour que les couples avec enfants ne soient pas désavantagés par rapport aux couples sans enfants de leur propre milieu social, garde d’enfants universelle et “gratuite”)— https://x.com/larroumecj/status/2012121134234292350— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) Jan 18, 2026
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