Iran : le régime des mollahs va-t-il tomber ?

Iran : le régime des mollahs va-t-il tomber ?

Le régime des mollahs en Iran est né après la chute du shah, avec le retour de l’abominable et cruel Rouhollah Khomeini à Téhéran.

Ce retour, fin 1979, a été voulu par le président américain Jimmy Carter et le président français Valéry Giscard d’Estaing. Il a suscité l’enthousiasme d’un nombre important de gens de gauche.

Ce doit être souligné : le régime des mollahs a été d’emblée un régime abject. Il s’est installé par la terreur et la violence et fait procéder à des exécutions massives. Il a dit que son objectif primordial était l’élimination totale et génocidaire d’Israël et qu’il se donnerait pour cela tous les moyens dont il pourrait disposer. Il a repris à son compte le programme nucléaire iranien lancé sous le shah, et a tenté de se doter d’armes atomiques. Il a, en parallèle, financé des organisations terroristes islamiques : le Hezbollah au Liban dès 1982, le Hamas, quasiment dès sa création en 1987 et, au même moment, le Djihad Islamique Palestinien.

Les présidents américains successifs ont traité le régime des mollahs comme un régime hostile, jusqu’à Barack Obama, qui a voulu l’accord avec le régime, passé en juillet 2015 (et signé aussi par les principaux pays européens et les principaux alliés du régime, la Russie et la Chine). L’accord était censé empêcher le régime d’avancer vers l’arme atomique, mais n’a rien empêché et a, au contraire, permis au régime d’empocher des milliards aussitôt utilisés par lui pour financer davantage les organisations terroristes islamiques qu’il finançait déjà.

Trump a mis fin à tout cela en sortant de l’accord et en sanctionnant le régime. L’administration Biden, elle, a permis au régime de toucher des milliards qui ont permis au Hamas, au Hezbollah (et aux milices Houthi au Yémen, nées dans les années 1990) de se renforcer. L’atroce massacre du 7 octobre 2023 et la guerre qu’Israël a dû mener contre le Hamas, puis contre le Hezbollah et les milices Houthi, ont suivi.

Après le retour de Trump au pouvoir, Israël a pu, grâce au soutien de Trump, mener la guerre contre le régime (qui avait attaqué Israël directement par deux fois), et l’armée du régime a été très affaiblie, les Gardiens de la Révolution aussi. Les principaux sites nucléaires du régime ont été anéantis par l’armée américaine. Les sanctions américaines ont fait leur retour et asphyxié le régime, qui est aujourd’hui profondément ébranlé.

La population iranienne con­damnée par le régime à la pénurie, à la misère et au manque d’eau, se soulève. Et si des soulèvements ont eu lieu auparavant et ont échoué, cette fois, cela pourrait être différent. Les soldats, les membres des Gardiens de la Révolution et de leur branche chargée de semer la terreur dans la population, le Bassij, ne sont plus rémunérés (les caisses sont vides). Donald Trump a dit que, si la répression s’abattait sur la population, les États-Unis interviendraient.

Jamais le régime des mollahs n’a semblé aussi proche de la chute. S’il tombait, ce serait une défaite pour la Russie, mais surtout pour la Chine, qui a beaucoup misé sur le régime, qui achète le pétrole iranien aux mollahs et leur fournit du matériel militaire. Ce serait une victoire pour Donald Trump qui pensait que l’asphyxie du régime conduirait à la situation présente. Ce serait une victoire pour Israël, car le régime des mollahs est son pire ennemi. Ce serait une victoire pour les pays du monde arabe sunnite, car le régime des mollahs est aussi l’ennemi. Ce serait une étape majeure vers les accords d’Abraham élargis et approfondis que veulent Trump et Netanyahu.

Ce serait une victoire surtout pour le peuple iranien qui retrouverait la liberté et aurait un espoir que l’Iran se redresse. Les manifestants visent Ali Khamenei, et appellent à un retour de la monarchie et Reza Pahlavi, fils du dernier shah, a dit qu’il était prêt pour le retour à une monarchie constitutionnelle.

Si Donald Trump soutient le peuple iranien, ce n’est pas le cas des gouvernements d’Europe, et ce n’est pas le cas de la gauche occidentale, toujours prête à soutenir le terrorisme palestinien et à montrer sa haine envers Israël mais, à l’évidence, pas du tout prête à se placer du côté du peuple iranien, ce qui en dit long sur ce que sont ses délétères penchants.

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Comments (1)

  • BAINVILLE Répondre

    Nous pouvons rapidement mettre en évidence les contre vérités, lancées par G. Millière, incontestablement doué en tant que polémiste :
    L’arme atomique n’a jamais été un objectif de l’Iran. Ses nombreux ingénieurs auraient pu l’installer depuis longtemps, mais le pouvoir iranien n’en veut pas, car l’arme atomique est inutilisable. Mais l’enrichissement poussé de l’uranium donne accès à de fantastiques applications dans les domaines de la médecine de pointe, de l’énergie , de l’industrie, beaucoup plus intéressantes que la possession de bombes ne permettant que le chantage à la destruction massive.
    Les accords de 2015, respectés par l’Iran, ont été dénoncés par Trump, sans raison, et en violation des engagements pris.
    Le financement du terrorisme international est avant tout le fait de l’Arabie saoudite, tout politologue le sait parfaitement. En second lieu viennent le Qatar et certains émirats.
    Les USA ont permis la naissance et le financement de Daech, générant cette guerre terroriste à grande échelle contre l’Etat syrien laïque, les actions de destruction des USA en Syrie, et de vol du pétrole et du blé syriens sont une des causes de la misère du peuple syrien.
    Le Hezbollah, aidé par l’Iran, a été l’un des grands résistants , avec l’armée syrienne, à la guerre internationale terroriste de destruction de la Syrie, voulue a financée par la CIA, les USA et la G.B et le MI6.
    Le général Soleimani , iranien , a été l’un des artisans de la résistance à Daech, mobilisant aussi la Russie; il favorisait un traité d’entente entre l’Iran et l’Arabie, quand il a été assassiné par Trump et les USA.
    La guerre de 12 jours entre Israël attaquant par surprise l’Iran, avec la complicité de l’AIEA, assassinant des dizaines de scientifiques à leur domicile, sous le faux prétexte d’une menace nucléaire, brandie régulièrement depuis trente ans, n’a pas permis de mettre réellement à mal le programme de recherche nucléaire civile de l’Iran, fort bien enterré, malgré les proclamations de Trump.
    L’Iran en effet s’est défendu si efficacement, avec ses missiles hypersoniques, détruisant des quartiers entiers de plusieurs villes en Israël, que le pouvoir israélien aux abois a demandé à Trump de faire arrêter les missiles iraniens, le dôme de fer se révélant saturé et inefficace. Une comédie de bombardements juxtaposés a mis fin provisoirement à cette sinistre page du chaos organisé au Proche Orient depuis70 ans.

    6 janvier 2026 à 17 h 28 min

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