La force des coalitions dépensières
Parmi les divers groupes de pression qui se confrontent, les coalitions dépensières sont toujours les plus efficaces. Les groupes qui souhaitent voir augmenter la dépense publique sont mieux organisés et plus actifs que ceux qui souhaitent la réduire. En effet, ceux qui désirent une nouvelle dépense vont en profiter de manière tangible. Leur bien-être, leur avenir, celui de leur profession, peuvent en dépendre. Ils s’investiront totalement dans ce but. Au contraire, les autres citoyens n’auront à supporter qu’une charge répartie sur un grand nombre de contribuables.
Il s’agit là d’une attitude intéressée qui se généralise. Tout citoyen est à la fois revendicatif et contribuable. Même celui que son éthique retient de « manger au râtelier » peut avoir envie de le faire à son tour.
Et chaque fois qu’un homme politique (ou un parti) obtient un avantage en faveur d’un groupe, il ne manque pas d’en tirer gloire, alors qu’il n’a fait que redistribuer à quelques-uns l’argent qu’il a confisqué à beaucoup d’autres.
Il y a plus de 150 ans, Frédéric Bastiat avait illustré par « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » le déséquilibre entre la publicité faite à l’avantage dont bénéficient certains, et le silence qui entoure le prélèvement imposé aux autres.
Cette formule imagée permet de comprendre l’inexorable croissance des dépenses publiques. En effet, chaque élection entraîne son lot de largesses nouvelles sans jamais remettre en cause les « cadeaux » précédents.
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