La France au bord de la chute libre
J’ai traité la semaine dernière de l’islamisation de la France et de ce qui se cache derrière le débat sur l’abaya.
Les zones où règne la charia, les bandes musulmanes et les imams radicaux en France sont déjà au nombre de plus de sept cents.
La grande majorité des crimes et délits perpétrés en France ont pour auteur des gens dont il ne faut pas dire l’origine ou la religion, bien que tout un chacun sache quelles sont leur origine et leur religion.
Des actes atroces sont commis qui sont vite rangés dans la rubrique faits divers.
Sept détenus sur dix dans les prisons françaises sont musulmans.
Mais ce n’est là qu’un aspect de ce qui ronge la France aujourd’hui.
La paupérisation de la population s’accentue de manière très nette, et quiconque veut mettre les choses en perspective regarde les chiffres d’il y a quelques décennies à peine.
En 1980, la France avait un produit intérieur brut par tête très légèrement supérieur à celui des États-Unis, 12 574 dollar par tête pour les États-Unis, 12 738 dollars par tête en France.
Vingt ans plus tard, l’écart s’était inversé et creusé : le chiffre pour la France était passé à 24 990 dollars, celui des États-Unis à 36 929, un écart de 30 % en faveur des États-Unis.
Deux décennies plus tard, en 2022, les chiffres étaient plus éloquents encore : 38 913 dollars pour la France, 76 399 dollars pour les États-Unis, l’écart faisait que le PIB français par tête était équivalent à la moitié de celui des États-Unis.
Ceux qui préfèrent casser le thermomètre que voir la réalité diront que j’ai choisi le dollar comme unité de mesure. Pourtant, l’euro a été créé en 1999, et mesurer les chiffres de 1980 en euros aurait été impossible, le dollar, lui, existe depuis la fondation des États-Unis et est la monnaie de réserve et de référence du monde, quoi que disent les faux prophètes de la dédollarisation.
La France a clairement décroché, et cela risque fort de s’accentuer.
L’explication ? La France en 1981 a choisi une orientation socialiste en portant au pouvoir François Mitterrand, alors que les États-Unis choisissaient le retour à un capitalisme dynamique sous l’égide de Ronald Reagan.
Depuis, malgré des changements de présidents, la France ne s’est jamais relevée, tout comme, en parallèle, les États-Unis, malgré les changements de présidents, là aussi, n’ont jamais vu leur trajectoire se briser.
La France a vu ses prélèvements obligatoires, qui étaient déjà très élevés, devenir vite les plus élevés du monde, et ses dépenses publiques devenir également les plus élevées du monde, ce qui a fait de la France un pays très socialiste où le nombre des pauvres a explosé en même temps que le nombre des fonctionnaires.
Les prélèvements obligatoires français se situaient en 2022 à hauteur de 45,2 % du produit intérieur brut.
Ce chiffre très élevé signifie que près de la moitié de la richesse produite en France était captée par l’État.
Les dépenses publiques, elles, se situaient, la même année, à 58,3 % du produit intérieur brut, un chiffre accablant qui signifiait que le gouvernement français dépensait plus de la moitié de la richesse produite en France.
Par conséquent, les prélèvements obligatoires, malgré leur poids, ne pouvaient répondre aux dépenses, et la France devait donc emprunter la différence, et ainsi s’endetter toujours davantage.
Les prélèvements obligatoires français n’attirent vers la France que les entreprises qui bénéficient de subventions gouvernementales à même de compenser le montant des taxes, charges et impôts.
Sans la perspective d’exonérations, les entreprises étrangères fuient.
Les dépenses publiques incluent des subventions à divers secteurs qui cachent provisoirement le désastre qui vient.
Elles incluent aussi la redistribution, qui coûte de plus en plus cher, et représente désormais un tiers de la somme totale : le nombre des pauvres et des assistés est en hausse constante et, avec les flux migratoires qui ne cessent d’amener vers la France des gens sans savoir-faire utilisable sur le marché du travail, cela ne va pas s’arranger.
Y a-t-il une issue ? J’aimerais le penser. Mais ceux qui se succèdent au pouvoir en France se comportent comme s’ils étaient les gestionnaires d’un déclin irréversible, et quiconque propose des réponses pertinentes est poussé vers les marges.
Comments (1)
M. Millière reconnaît les erreurs de la France orientée vers l’économie dirigée., et nul ne saurait lui donner tort.
Le volontarisme politique est parfois la pire des choses, ce qui est vrai aussi pour le pays favori de notre ami, l’Ukraine, qui est dans une catastrophe économique et financière irrémédiable.
La cinquantaine de milliards $ donnés par ses amis US l’enfonce encore plus.
Mais les prêteurs US ont organisé la catastrophe frappant ce pauvre pays, aussi mal conseillé et dirigé en sous main que les européens qui se ruinent pour “aider l’Ukraine” et vident leurs stocks militaires et se suicident économiquement par des sanctions exigées par les USA..
Qui a organisé ce scénario de domination mondiale ?
Réponse : Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a reconnu clairement et à plusieurs reprises que Poutine avait pris la décision d’envahir l’Ukraine parce qu’il craignait l’expansionnisme de l’OTAN.
En réalité, Stoltenberg ne fait qu’énoncer un fait bien établi : contrairement à la version officielle occidentale, Poutine a envahi l’Ukraine non pas parce qu’il est mauvais et qu’il déteste la liberté, mais parce qu’aucune grande puissance ne permet jamais à des menaces militaires étrangères de s’accumuler à ses frontières – y compris les États-Unis. C’est pourquoi tant d’analystes et de responsables occidentaux ont passé des années à avertir que les actions de l’OTAN allaient provoquer une guerre, et pourtant, lorsque la guerre a éclaté, nous avons été assaillis par un tsunami de propagande médiatique répétant sans cesse qu’il s’agissait d’une «invasion non provoquée».
Il aurait été très, très facile d’empêcher cette guerre horrible. Toutes les voies de sortie ont été empruntées pour nous amener là où nous en sommes aujourd’hui. On a laissé passer toutes les chances d’éviter cette mort et cette misère inutiles, avant 2014 et chaque année depuis.
De même qu’en France tous les partis sont lâchement complices de la destruction menée par le Président Macron,” young leader” et dénoncée par G.Millière,
de même, le cynisme aux USA est partagé par tous les partis : ainsi le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, républicain honteux, a déclaré :
«Se tenir aux côtés de nos alliés contre l’agression russe n’est pas de la charité. En fait, c’est un investissement direct dans la reconstitution de l’arsenal américain avec des armes américaines construites par des travailleurs américains. L’expansion de notre base industrielle de défense place l’Amérique dans une position plus forte pour concurrencer la Chine».
N’est pas observateur impartial qui veut.