Le « djihad soudain » est un danger majeur
L’attentat perpétré dans l’île d’Oléron il y a une dizaine de jours n’a que rarement été présenté comme un attentat.
Le terroriste a été décrit comme un homme dérangé mentalement et sous l’emprise du cannabis, le parquet anti-terroriste n’a pas été saisi. Nombre de journalistes ont laissé de côté la dimension islamique de ce qui s’est passé, et ont dit que l’attentat avait été d’une gravité mineure. Il y a eu néanmoins plusieurs blessés dont deux dans un état très grave, et l’attentat a été effectivement un attentat islamique.
Ce qui s’est passé est, en fait, extrêmement alarmant, et ce doit être souligné. Le terroriste a dit s’être converti récemment à l’islam et avoir agi conformément à la volonté d’Allah. Il n’y a rien de plus facile que se convertir à l’islam : cela implique seulement de prononcer la chahada, profession de foi musulmane.
Dans une époque où, dans l’essentiel de l’Europe, la religion chrétienne reflue et où les valeurs essentielles de la civilisation occidentale s’estompent, des gens à la dérive peuvent être tentés par une conversion à l’islam, qui les délivre de toute responsabilité individuelle et de toute liberté de choix, et peut leur permettre même d’assouvir la haine des autres qui accompagne souvent le sentiment d’avoir raté sa vie.
Cela peut les conduire à la violence, et le terroriste de l’île d’Oléron n’est ni le premier ni sans doute le dernier musulman, converti ou non, à avoir perpétré un attentat meurtrier.
Ce type d’attentat a été décrit par le grand islamologue américain Daniel Pipes comme relevant du « syndrome de djihad soudain », et il n’est effectivement pas possible de séparer l’islam de la violence, car l’islam prône celle-ci. Nombre de musulmans vivent paisiblement leur vie, mais certains d’entre eux passent à l’acte brusquement, et le sang coule.
Les médias posent ensuite des questions aux voisins et ceux-ci décrivent en général celui qui a tué ou tenté de le faire comme un homme très gentil.
Et ce doit être dit : les discours lénifiants tenus quasiment sans cesse en France sur l’islam, les accusations d’islamophobie dirigées immédiatement contre quiconque ose rappeler ce que j’écris (qui est pourtant établi), l’aveuglement disséminé autour d’attentats tels celui de l’île d’Oléron conduisent à ce que l’islamisation de la France s’accentue et à ce que les actes de violence islamique se fassent plus nombreux, et la plupart d’entre eux sont traités comme de simples faits divers.
Parce que la France est le pays le plus islamisé d’Europe, et parce que l’aveuglement disséminé y est très intense, c’est la survie même du pays en tant que pays démocratique de civilisation occidentale chrétienne qui est en jeu, et le basculement vers le pire peut se produire très vite.
Tracer une fausse distinction entre l’islam, considéré comme acceptable, et l’islamisme défini comme une idéologie distincte de l’islam qui doit être combattue, ne permet pas de regarder la réalité en face. Il importe, au contraire, de dire que l’islamisme est l’islam en action, et de tenir un discours strict et intransigeant vis-à-vis de l’islam.
L’évocation du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 aurait pu être l’occasion de le faire : les discours tenus sur le sujet, et les cérémonies, ont été une occasion manquée. Mustafa Kemal, fondateur de la Turquie moderne, en son temps, a utilisé des mots que personne ou presque n’oserait utiliser aujourd’hui. Il n’a pas empêché le retour de l’islam dans son pays, mais il a au moins essayé.
Les dirigeants français, comme la plupart des dirigeants occidentaux, n’essaient même pas.
La plupart d’entre eux font le lit de l’islamisation et de la violence islamique. Il est très tard pour réagir. Il m’arrive de penser qu’il est trop tard, et je ne parviens pas à partager l’optimisme d’Éric Zemmour, qui dit maintenant, objet de son plus récent livre, que « la messe n’est pas dite ». Les chiffres de l’immigration et de la natalité sont inquiétants, la présence croissante et visible de l’islamisation est tout aussi inquiétante, les actes venant du « syndrome de djihad soudain » sont eux-mêmes extrêmement inquiétants, et oui, les passages à l’acte tels celui de l’île d’Oléron sont plus nombreux qu’on l’imagine.
Comments (1)
Pour les effets de cette subversion programmée, G.Millière les expose parfaitement, et les conséquences se font de plus en plus alarmantes.
Mais notre analyste n’ose et ne peut remonter à la cause. Nous avons déjà répondu à cette question cruciale, et la clef de la fausse énigme, ce sont les organisateurs des flux et reflux internationaux. Nos dirigeants , pernicieux, mais placés pour la dissolution des nations par Davos, Bilderberg, le Deep State, le Bnaï Brith, doivent rendre des comptes serrés, non à leurs électeurs anesthésiés par les média serviles, mais à des instances discrètes, dont l’influence prépondérante est sans commune mesure avec les débats piteux de partis déconsidérés.