Le fascisme, fils naturel du socialisme

Le fascisme, fils naturel du socialisme

Pour un homme de gauche, il n’est pire injure que « fasciste ».

Il ignore certainement que le fascisme est une émanation directe du socialisme et que, de plus, il a voulu mettre ses pas dans ceux de la Révolution française.

En 1914, des intellectuels et militants italiens favorables à l’entrée en guerre de l’Italie signent un manifeste au nom du Faisceau Révolutionnaire d’Action Internationaliste, soutenu par le Parti Socialiste Italien.

Le mouvement est repris en 1919 par Benito Mussolini, ancien leader socialiste et ancien combattant, sous l’appellation de Faisceaux de Combat (Fasci di Combattimento – d’où l’origine du terme « fasciste »), qui seront l’embryon du Parti Fasciste. (PNF = Partito Nazionale Fascista).

L’un des aspects socialisants du fascisme tient à la structure de la langue italienne.

Pour s’adresser à autrui, en français, nous avons « tu » et « vous ». L’italien a également « tu » et « voi ». Mais la manière la plus courante de s’adresser à quelqu’un est de le faire de façon déférente, à la troisième personne, en utilisant « lei », le pronom féminin « elle » qui remplace « sua signoria » (votre seigneurie).

Par exemple : « Lei mi fa tanto piacere » (Vous me faites tellement plaisir – Littéralement : Votre seigneurie me fait tellement plaisir).

Dès la fin des années 1920, les fascistes considérèrent que l’usage du « lei » était la marque d’une société de classe, bourgeoise, et contraire à l’idéal socialisant du parti.

L’usage du « lei » fut interdit par la loi. On vit fleurir, dans les lieux publics, dans les bus, les trams, etc., des affichettes avec la mention « è proibito il lei » (le lei est interdit).

C’était la reproduction de ce qu’avaient fait les révolutionnaires français en imposant l’usage de « citoyen » à la place de « monsieur », et le tutoiement obligatoire.

Les révolutionnaires français avaient aussi changé le calendrier et comptaient les années à partir de septembre 1792, date de la fondation de la République.

Les fascistes ne pouvaient pas se couper du monde avec un nouveau calendrier. Mais ils imposèrent de faire figurer en chiffres romains, à côté de l’année en cours, le nombre d’années écoulées depuis 1922, an I de l’ère fasciste avec la marche sur Rome. Ainsi 1938 s’écrivait : 1938 – XVII.

Enfin, après que le Roi d’Italie eut signé un armistice avec les Alliés en septembre 1943, Mussolini créa dans le nord de l’Italie un État fasciste qu’il appela « Repubblica Sociale Italiana » (République Sociale Italienne). Ainsi, jusqu’à son dernier souffle, le fascisme s’est revendiqué comme héritier du socialisme.

Le discours de gauche martèle que le fascisme est un mouvement d’extrême droite et se garde bien de rappeler sa coupable filiation avec le socialisme.

À ceux qui m’accusent de dénigrer les socialistes, je réponds, avec une pointe d’ironie, par la bravade fasciste : « Me ne frego ! » (Je m’en moque !). Seule la vérité compte…

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