Leçon de pragmatisme pour nos « élites »
La France est droguée aux dépenses sociales (32 % de notre PIB, soit plus de 900 Mds€). C’est peut-être un choix, mais c’est également une des raisons de notre déclin.
Ces dépenses deviennent de plus en plus insupportables, d’autant qu’une partie non négligeable est financée par la dette.
Réfléchissons :
Pour faire du social, il faut des « sous ». Mais, actuellement, pour « faire des sous », il faut taxer davantage les entreprises, puisque nous sommes déjà hyper-endettés et qu’il n’est pas concevable d’augmenter une dette qui avoisine déjà les 120 % du PIB.
La solution semble donc simple mais, en taxant davantage nos entreprises qui sont déjà les plus taxées au monde, le résultat ne se fait pas attendre : soit elles font faillite, soit elles sont dans l’obligation de délocaliser pour ne pas disparaître.
Vous pouvez alors taxer autant que vous voulez : 20 % ou 100 % de zéro égale toujours zéro !
C’est la théorie de Laffer ou, en bon français, trop d’impôt tue l’impôt.
Une autre solution, de plus en plus employée, est la vente de l’entreprise à un groupe étranger qui l’achètera sous conditions de dégrèvement de taxes (dont les entreprises françaises sont, quant à elles, exclues).
Mais, alors, les bénéfices ne resteront pas en France et c’est la déconfiture que l’on peut déjà constater : la part de l’industrie manufacturière est passée de 24 % du PIB en 2000 à moins de 10 % actuellement et rien, pas même les incantations d’un ministre, ne ralentira ce processus.
Alors que faire ?
Tout simplement ce que font toutes les économies libérales : baisser drastiquement les charges mais également les contraintes. Alors non seulement les rentrées fiscales ne se dégraderont plus mais elles augmenteront sensiblement.
Diviser par deux ces taxes sur les entreprises permettra de retrouver notre part de l’industrie dans le PIB et donc permettra au gouvernement d’encaisser plus en taxant moins.
La Suisse, l’Allemagne, la Pologne, l’Italie et maintenant la Grèce, l’Espagne, le Portugal l’ont bien compris et nous dépassent ou sont sur le point de nous dépasser en richesse par habitant.
Sommes-nous si bêtes ou si nuls pour ne pas le comprendre ? Nous sommes actuellement à la traîne des pays européens avec, en plus, un temps de travail sur une carrière complète 30 % moins élevé que nos voisins européens.
Français, sortez donc de ce déni de réalité, retroussez-vous les manches et pensez à vos enfants et petits-enfants qui vous jugeront à juste titre comme des égoïstes incompétents.
Plus vous attendrez, plus il sera difficile pour eux de remonter la pente, si cela est encore possible.
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