Les dangers de l’allergie au risque
Le plus grand risque pour un pays… c’est de ne plus prendre de risque !
Pourtant, la France, sous Jacques Chirac, a fait inscrire le « principe de précaution » dans notre constitution – et ce n’est pas le seul élément qui rend nos concitoyens « frileux » et peureux pour leur avenir.
Il n’en fallait pas plus pour déclencher en France des contestations systématiques envers des projets qui ne conviennent pas à certains – surtout à la horde de gauchistes écologistes.
Cela a commencé avec l’aéroport de Nantes qui, malgré un référendum largement en sa faveur, a été saboté par une bande de demeurés ayant, par leurs actions totalement antidémocratiques, fait capoter le projet.
On peut citer également le site d’enfouissement de Bure et dernièrement le chantier de l’A69. Les Renseignements généraux ont dénombré 49 autres grands chantiers susceptibles de « s’embraser ».
Les dégâts et retards accumulés se chiffrent en milliards d’euros.
Un gros perdant également de cette situation, c’est notre industrie manufacturière : elle est passée de 24 % de part du PIB en 2000 à 9 % à ce jour et la chute continue.
Certes, les 35 heures et le fait que les Français travaillent sur toute leur carrière 30 % de moins que nos concurrents y sont pour quelque chose, mais cette peur du risque a fait que nous sous-traitons de plus en plus à l’étranger tout ce qui comporte le moindre risque, le plus flagrant étant l’approvisionnement en énergie fossile. Nous devons rappeler aux Français que la France regorge de gaz de schiste, estimé actuellement à 1 000 ans de consommation au rythme actuel.
Malgré une technologie qui a évolué et qui pollue de moins en moins, nous préférons acheter ce même gaz aux États-Unis à des prix extravagants (largement dus à la crise du Golfe actuelle). C’est d’autant plus regrettable que le plus grand spécialiste de cette technologie est Français, en l’occurrence Total.
Dans un tout autre domaine, même si tout le monde ne partage pas cette opinion, nous pouvons constater les conséquences de nos hésitations, nos peurs et finalement notre aversion au risque lors de l’agression russe envers l’Ukraine. Si nous avions aidé suffisamment Zelensky au cours des tout premiers mois, il y a longtemps que cette guerre serait terminée et que Poutine serait « rentré dans sa niche ».
Alors qu’attendons-nous pour supprimer cette absurdité dans la constitution ? Commençons par éduquer autrement nos enfants afin de les donner plus confiance en eux et, si l’on veut absolument rester « herbivore », faisons-en des taureaux et non des moutons !
Nous vivons une époque charnière : soit nous continuons à ne prendre aucun risque et ce sera la « soumission » aux prédateurs que sont la Russie, la Chine (et l’Iran en ce qui concerne l’islamisation), soit nous changeons radicalement avant qu’il ne soit trop tard en nous armant. Comme l’a très bien dit Philippe Dessertine, il n’y a pas de puissance économique forte sans puissance militaire forte.
La balle est dans notre camp français et européen.
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