Les normes, armes de destruction massive

Les normes, armes de destruction massive

Si nous laissons faire les fonctionnaires français et européens, nous n’avons pas besoin d’ennemis pour nous détruire, l’Europe se détruira elle-même.

En effet, après avoir détruit notre industrie, l’overdose et l’irresponsabilité normative se préparent à achever notre agriculture et s’attaquent maintenant à notre défense.

En ce qui concerne cette dernière, il n’y a pas encore beaucoup de normes techniques, mais une seule qui a un pouvoir dévastateur : elle s’appelle ESG.

Apparues au début des années 2000, ces initiales signifient en français : Environnemental, Social et de Gouvernance.

De quoi s’agit-il ?

Les normes ESG incitent les entreprises à adopter des comportements plus respectueux de la planète et de la société. On ne peut apparemment qu’applaudir à cette initiative, sauf qu’elle a des répercussions dangereuses pour notre défense.

Le problème est que le militaire, pour beaucoup, est antinomique aux valeurs de paix censées définir l’ESG, alors qu’en réalité, le proverbe « si tu veux la paix prépare la guerre » devient d’une actualité brûlante.

Résultat : une majorité de fonds d’investissement ne veulent pas financer les investissements nécessaires au développement indispensable aux 4 500 entreprises françaises du secteur de l’armement.

Si les grandes entreprises Airbus, Dassault, Safran ou Thales peuvent trouver des alternatives, ce n’est pas le cas pour la majorité des TPE & PME du secteur, mettant en danger leur propre existence et, par ricochet, nos fleurons de l’industrie de défense.

Dans le pire des cas, elles se font racheter par des acteurs étrangers, telle Manurhin repris par un groupe émirati.

À cela s’ajoutent les délais de paiement d’un État français en déconfiture économique. Même avec la meilleure volonté du monde, nos entreprises, malgré un carnet de commandes bien rempli, n’arrivent pas à produire suffisamment et à un prix compétitif – notamment du fait des taxes et charges excessives dans notre pays.

Nous n’arrivons apparemment pas à freiner la prolifération des normes toujours plus idiotes et contre-productives. La solution serait d’en tarir le flux en baissant drastiquement le nombre de fonctionnaires qui sont embauchés pour les produire – ce qui, cerise sur le gâteau, nous ferait faire d’importantes économies et permettrait enfin de s’attaquer à notre dette devenue incontrôlable.

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