Liberticide
Nous, Français, avons souvent tendance à nous désintéresser de ce qui se passe à l’étranger. Pourtant, nous gagnerions souvent soit à prendre exemple sur les mesures qui fonctionnent et que mettent en œuvre d’autres pays, soit à analyser les dangers de certaines idéologies.
Le Canada actuel est un excellent exemple de ce qu’il faut regarder pour ne surtout pas l’appliquer chez nous.
Devenu sous l’impulsion de Justin Trudeau et de son successeur Mark Carney le temple du wokisme et de la dictature des minorités, le pays est en train de tourner le dos à la civilisation occidentale et de persécuter ceux qui y demeurent attachés – le tout, naturellement, sous couvert de « diversité » et d’« inclusion ».
Ainsi est actuellement débattu au sénat canadien un projet de loi dit C-9, déjà adoptée par la chambre des communes.
Ce texte vise officiellement à « renforcer la laïcité ». Mais, dans la pratique, il revient à criminaliser toutes sortes d’opinions supposées « haineuses ».
S’il était adopté, la citation de certains versets de la Bible pourrait être poursuivie en justice, comme le fait de déclarer que les femmes transgenres sont des hommes biologiques qui ne devraient pas participer aux compétitions féminines.
Au nom du « droit des minorités », le Canada (mais, avec lui, bon nombre d’autres pays occidentaux, dont la France) est en train d’enterrer la liberté religieuse, la liberté de penser ou la liberté d’expression.
Et il ne s’agit pas d’une crainte excessive de quelques activistes religieux.
Des dizaines d’associations (y compris d’associations « progressistes ») ont protesté contre cette loi.
Et, surtout, Mac Miller, l’un des ministres du gouvernement Carney, a expressément cité certains passages de la Bible comme « discours de haine » qui devraient, selon lui, être censurés.
Sous la Terreur de 1793, on envoyait à la guillotine les « ennemis de la liberté ».
Désormais, on les envoie devant les tribunaux. Mais c’est toujours la même logique qui prétend conférer aux gouvernements le droit de désigner les « ennemis de la liberté » – et de les priver de ladite liberté.
Il n’y a rien de plus liberticide que cette prétendue défense de la liberté totalement déconnectée de la nature humaine ou d’une vérité qui nous dépasse tous.
Les « progressistes » parlent beaucoup de la liberté, mais c’est, le plus souvent, pour piétiner nos libertés concrètes.
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