Macron au Stade de France

Macron au Stade de France

Lors du premier match de la Coupe du monde de rugby, au Stade de France, Emmanuel Macron a été copieusement et longuement sifflé par la foule des supporters.

Le contraste entre cette « con­duite de Grenoble » et l’ensemble bon enfant et, pour une fois, agréablement pro-français (notamment avec l’hommage au savoir-faire français et l’ovation réservée à la Patrouille de France), de l’ambiance et de la mise en scène du début, était assez saisissant.

Le sport de masse nous a trop accoutumés à sa connexion à l’idéologie mondialiste. Ici, avec le rugby, nous avions à faire, au contraire, à un sport de tradition et d’enracinement.

Naturellement, la contrepartie – à laquelle il est surprenant qu’Emmanuel Macron n’ait pas songé –, c’est que les amateurs de rugby sont en général l’exact opposé des électeurs de « Jupiter » : ils aiment leurs racines, quand Emmanuel Macron, comme la plupart des « élites » déracinées, ne cesse de dénigrer les traditions françaises – pardon « franchouillardes ».

Nous avions donc deux France assez rigoureusement opposées.

La France de Macron est la France des métropoles et de ceux qui sont « from nowhere » (de nulle part), comme dit la sociologie contemporaine.

La France des fans de rugby était au contraire la France des traditions locales, de ceux qui sont « from somewhere » (de quelque part).

Et il ne faut pas oublier, tout près du stade, la France de l’immigration – mélange explosif de somewhere et de nowhere, au sens où c’est une population déracinée, comme Emmanuel Macron, mais rêvant à ses racines.

Cette longue huée, devant des centaines de millions de spectateurs du monde entier, est évocatrice du fossé qui se creuse entre dirigeants méprisant le peuple et peuple détestant les dirigeants.

Et cette situation est explosive. Il est urgent de trouver le moyen de réconcilier le peuple et ses véritables élites.

Non pas ces « élites » qui oublient d’où elles viennent et leurs devoirs à l’égard de leurs concitoyens, mais des vrais chefs, fiers d’être Français, fiers de nos riches traditions locales et nationales, et capables d’entraîner le peuple de France vers des victoires – dont celle du XV de France pourrait être un avant-goût prometteur !

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Comments (1)

  • quinctius cincinnatus Répondre

    Et alors ? … est ce suffisant ? …
    Cela suffit il à ” éliminer ” définitivement le Président et les tenants ” progressistes ” de l’ anti-Culture … ” européenne ” ?
    Certes, les Français se ” défouleront ” lors des élections européennes mais à la Présidentielle ils voteront peureusement, piteusement comme à leur habitude, dans la crainte du ” chaos ”
    Déjà, éliminer van Der Layen l’ otanesque ” progressiste ” de Centre – Gauche VOULUE par Macron à la Commission européenne … pas une voix pour L.R. toujours aussi ” compatible ”
    P.S. : rappelons que le père d’ Ursula était un haut-fonctionnaire européen servile de l’ OTAN

    12 septembre 2023 à 12 h 41 min

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