Macron et la « diversité »

Macron et la « diversité »

Emmanuel Macron voudrait, si l’on en croit les gazettes, créer prochainement un « Haut-commissariat à la diversité ».

Il paraît qu’il voudrait l’annoncer au sommet « Africa forward » (sic) qui se tiendra au Kenya en mai prochain.

Passons sur le fait qu’il est étrange, quand la moitié au moins du continent africain est francophone, de réserver ce genre d’annonce à un sommet anglophone.

Passons aussi sur le fait que ces éloges permanents et systématiques de la « diversité » sont assez pénibles et même franchement insupportables – et sont l’occasion, généralement, de limiter encore les libertés des Français, à commencer par leur liberté d’expression.

Sur le fond, au moins deux principes présidant à ce énième comité Théodule apparaissent plus que contestables.

Le premier concerne la racialisation, si je puis dire, des relations humaines.

Selon « L’Opinion », Emmanuel Macron veut « faire des binationaux, français d’origine étrangère et ultramarins un atout de la France en matière de politique étrangère et d’entrepreneuriat ».

Quand on lit une telle phrase, on se pince et on relit trois fois. Mais non, c’est bel et bien ce qui est écrit.

J’ignore si c’est le journaliste ou le président qui le dit, mais il semble bien qu’Emmanuel Macron considère les Français d’outre-mer comme des binationaux. Étonnez-vous, après cela, des inepties qu’il a proférées sur la colonisation et notre outre-mer !

On en vient à se demander si, pour « Jupiter », un Français à la peau noire peut être un citoyen français « normal ».

Le communautarisme de Mélenchon a manifestement fait des émules, au détriment de la communauté nationale.

Le deuxième problème de fond tient à une bizarre inversion. M. Macron a, paraît-il, déclaré : « On veut mobiliser nos diasporas encore davantage. Le partenariat africain est clé. »

À le lire, on jurerait qu’il est président d’un pays africain. Quand le roi du Maroc parle de la diaspora marocaine en France, on comprend ce qu’il veut dire. Mais « nos diasporas », dans ce contexte, ne peut signifier que les diverses diasporas africaines présentes en France. Ce qui implique que le président souhaite utiliser le communautarisme africain pour ses relations avec les pays africains. Idée plutôt bancale, sinon carrément dangereuse.

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que M. Macron n’est pas très disposé à favoriser et promouvoir l’unité nationale !

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