Macron et la ruine de la France
On ne saurait imputer à M. Macron l’intégralité du chaos dans lequel se trouve la France actuellement. Ce chaos a commencé voici 50 ans. De Gaulle et Pompidou avaient fait de notre nation une grande et prestigieuse puissance mondiale, et l’avaient relevée de l’abîme dans lequel l’avaient plongée la Deuxième Guerre mondiale, les guerres coloniales et l’instabilité de la IVe République.
Hélas ! la démagogie de Mitterrand, à qui nous devons la retraite à 60 ans, puis, plus tard, la loi Aubry, sous le gouvernement Jospin, qui fixa la semaine de travail à 35 heures, ont poussé les Français à travailler le moins possible. Et, aujourd’hui, où il faudrait à tout prix travailler au maximum pour retrouver de la croissance, nos compatriotes refusent de remettre en question ces acquis qui nous ruinent.
Et puis, il faut bien avoir conscience que, depuis 2017, la France a à sa tête comme président un gamin immature, n’aimant que lui, totalement incompétent, qui l’a plongée dans le plus grand chaos de sa longue histoire, et dont le bilan est calamiteux, sur tous les plans
M. Macron – qui n’avait jamais exercé le moindre mandat et qui ne consulte personne – a été élu sur le « dégagisme » et s’est rendu populaire en brisant les oppositions traditionnelles entre « droite » et « gauche ». Alors que, pour le bon fonctionnement de notre démocratie, il faut qu’il y ait une « droite » pour améliorer les choix de la « gauche » quand il y a lieu, et vice versa.
M. Macron, qui a cru bon de ne pas faire de service militaire, a humilié publiquement, de façon scandaleuse, et obligé à démissionner, le 14 juillet 2017, le général Pierre de Villiers, général d’armée, chef d’état-major des armées de 2014 à 2017, après avoir été major général des armées (2010-2014) et grand serviteur de l’État.
Nous ne saurions passer sous silence cette dissolution aberrante et démentielle de l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024, ni les élections qui ont suivi, les 30 juin et 7 juillet, qui ont entraîné une Assemblée sans la moindre majorité, et incapable donc de prendre la moindre décision.
Rappelons que M. Macron, depuis 2017, a nommé 178 ministres, un record sous la Ve République ! Que, depuis cette date, il a nommé sept Premiers ministres, et qu’en deux ans, il a nommé six ministres de l’Éducation nationale !
Parlons du Mercosur, traité en projet depuis 1999. Partisan du libre-échange, et peu soucieux de la souveraineté de la France, M. Macron a toujours été favorable à ce traité, quelles qu’aient pu être ses réserves le 18 novembre dernier à Bruxelles et ses mensonges aux agriculteurs.
Aujourd’hui, il a beau dire qu’il votera contre, c’est trop tard : l’accord sera signé le 17 janvier.
Comment ne pas s’indigner, enfin, de voir M. Macron, qui depuis huit ans n’a mis que le chaos partout, remettre à l’ordre du jour la question de la fin de vie, faisant fi du caractère sacré de cette dernière ?
Il s’appuie pour cela sur la « dignité » que perdraient les personnes en fin de vie. Rappelons-lui que la « dignité » d’une personne ne vient pas de la déliquescence de son état physique, mais du regard fraternel et bienveillant qu’on porte sur elle.
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