Mort de Nahel et inversion des valeurs
Depuis plusieurs jours, la France vit une flambée de violences qui confine à l’émeute : des centaines de voitures ont été brûlées, des centaines de policiers ou gendarmes agressés, des bâtiments publics incendiés, des magasins pillés.
Le prétexte de ces émeutes réside dans la mort d’un jeune délinquant à Nanterre : ce jeune homme, Nahel, multirécidiviste, conduisait (à 17 ans !) une voiture et a refusé de s’arrêter comme le lui demandait la police. Un policier a tiré et le jeune homme en est mort.
À cette occasion, j’ai lu que les forces de l’ordre avaient enregistré 27 206 refus d’obtempérer en 2021 – dont 5 247 entraînant des risques pour la vie humaine. Il est miraculeux qu’il n’y ait pas davantage de drames !
Ce qui m’a le plus choqué, c’est que le policier – dont rien ne prouve qu’il ait violé la loi – a été lynché sur les réseaux sociaux (où l’on a même donné son adresse pour inviter les nervis d’extrême gauche d’aller exercer des « représailles » sur sa famille) et, pire encore, lâché par les autorités – à commencer par Emmanuel Macron et Gérald Darmanin.
Que la justice soit sévère s’il a failli me semble légitime ; qu’il soit condamné avant d’être jugé – et par ceux-là mêmes qui devraient être les garants de l’ordre (et de l’indépendance de la justice) – est un pur scandale.
Mais tout est délirant dans cette affaire. L’Assemblée nationale a ainsi effectué une minute de silence en mémoire de Nahel, comme s’il était mort pour la France. Dans notre pays, l’inversion des valeurs va jusqu’à mieux traiter un délinquant qu’un héros tombé pour la France – car on ne se souvient pas que nos soldats tombés en Afghanistan ou au Mali aient été aussi bien honorés.
De toute évidence, ce drame est un prétexte pour les banlieues prétendument « populaires » (où le peuple français n’est plus le bienvenu) permettant de piller en toute impunité – et de faire monter les enchères du projet « plan banlieues » où des milliards d’euros seront de nouveau dépensés en pure perte.
C’est également un prétexte pour l’extrême gauche qui rêve toujours du grand soir et voudrait pour cela désarmer les forces de l’ordre, l’État en général et tous les Français.
Il est d’ailleurs piquant que tous ces fervents du « padamalgam » crient d’une seule voix : la police tue, pratiquant effrontément l’amalgame honni.
Si nous avions un débat public sérieux, ce serait l’occasion de cibler les maux dont crève notre malheureux pays. L’immigration de masse d’abord. Le laxisme judiciaire qui protège les voyous et menace donc les honnêtes gens. L’effondrement du système scolaire.
Il faut aussi faire une mention spéciale pour la destruction de la famille. Depuis 1789, et plus encore depuis 1968, la famille est attaquée systématiquement car elle est l’un des rares corps intermédiaires capables de résister à l’État qui se veut tout-puissant.
M. Macron, pur produit de mai 68, qui avait récemment tancé la présidente des associations familiales catholiques en lui déclarant doctement : « Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle », découvre aujourd’hui que l’autorité parentale reste le meilleur moyen d’empêcher que les enfants ne finissent comme Nahel – et somme les parents d’assumer leurs responsabilités.
Mais, comme les chefs d’entreprise, les parents auraient des raisons de lui rétorquer : Nous sommes partants, mais cessez donc de nous mettre des bâtons dans les roues !
Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que ceux qui ont détruit toutes les filières normales de transmission de la civilisation sont assez mal placés pour résister à la « décivilisation ».
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