Noelia, assassinée par un État socialiste
Le 26 mars, Noelia Castillo Ramos, jeune Espagnole de 25 ans, a été euthanasiée à Barcelone – après deux ans de bataille judiciaire (son père s’étant battu jusqu’au bout contre l’euthanasie de la jeune fille).
Tout dans cette affaire est tragique et sordide.
Et cette histoire jette une lumière crue sur les débats que connaît actuellement la France à propos de la légalisation de l’euthanasie – même s’il me semble extrêmement problématique de légiférer à partir de cas particuliers (cependant pourquoi serait-il légitime de médiatiser tel cas de malade souhaitant mourir et non tel cas d’euthanasie qui n’a manifestement pas grand-chose à voir avec l’exercice d’une liberté ?).
La jeune Espagnole a souhaité mettre fin à ses jours, non parce qu’elle était atteinte d’une maladie incurable, mais parce qu’elle avait été victime de viol et qu’elle en était restée – ce qui se comprend sans peine – marquée par la dépression et que, dans ce contexte, elle avait fait une tentative de suicide qui l’avait laissée paraplégique.
Il y a eu, en Espagne, un débat sur les violeurs. Le fondateur de Vox, Santiago Abascal, a écrit : « Je suis profondément bouleversé par cette nouvelle [de l’euthanasie de Noelia]. L’État enlève une fille à ses parents. Des mineurs non accompagnés la violent. Et la solution que propose l’État, c’est de la pousser au suicide. L’Espagne de Sanchez est un film d’horreur. »
La plupart des médias de gauche ont répondu en criant à la « fake news » – mais, comme souvent avec les « fact checkers », en se contentant de dire qu’il n’était pas prouvé qu’il s’agisse de mineurs non accompagnés.
En toute hypothèse, le premier devoir d’un État est de s’assurer que ses ressortissants vivent en paix et, en l’occurrence, l’État socialiste a failli à sa mission en abandonnant Noelia à ses violeurs (et peut-être même en les faisant venir en Espagne).
Il semble même que l’État espagnol ait manqué à plusieurs reprises à ses devoirs car Noelia a affirmé avoir été agressée sexuellement à plusieurs reprises. Encore une fois, on mesure combien le monde de la « liberté sexuelle » est un monde de prédateurs.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. L’euthanasie a été pratiquée alors même que certains recours judiciaires étaient encore examinés par la justice. Et il semble que la principale raison de cette précipitation tienne au fait que certains organes de la jeune femme étaient déjà vendus pour des greffes.
En d’autres termes, l’État socialiste espagnol qui n’a pas su protéger une jeune fille de ses violeurs ne lui a laissé comme seule « solution » que le suicide médicalement assisté. Et cette euthanasie a permis à certains de gagner de l’argent sur le dos de la malheureuse.
Si cette tragique histoire autorisait le cynisme, on serait tenté de dire que M. Sanchez a ainsi gagné trois fois : d’une part, il a fait des économies sur les missions régaliennes de l’État, il a fait des économies sur le système de santé et de protection sociale, et enfin il a obtenu à moindres frais des organes pour le système hospitalier.
En attendant, il ne reste plus qu’une famille dévastée et une jeune fille qui avait toute la vie devant elle littéralement assassinée.
Il faudra beaucoup de propagande et de complaisance médiatique pour nous faire croire qu’en choisissant la mort, Noelia Castillo Ramos a choisi d’exercer sa liberté ultime et que cette loi n’a fait que lui donner un droit sans en enlever aucun à personne. Ici, au moins, cette propagande habituelle a été tragiquement fausse.
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