Nostalgie

Nostalgie

C’est un état d’âme peut-être, mais c’est surtout un constat ! Je ne me complais absolument pas dans le passé et j’applaudis quand le progrès est au service de la société. Mais, dans ma génération, les clochers sonnaient gaiement leur carillon, le monde du cinéma et de la chanson offrait du talent et de l’émotion, la jeunesse était belle et saine (elle l’est encore en partie, c’est vrai), l’école offrait de l’instruction (et non comme aujourd’hui « l’éducation » qui revient à mon sens à la charge des parents !), les familles ne se désagrégeaient pas autant qu’à notre époque : elles avaient encore le sens du respect et de l’amour continu. Les zones de non-droit n’existaient pas, le travail était en pleine croissance et l’économie prenait de l’essor. Ma génération avait de l’espoir et savait discerner le bien du mal. Les valeurs n’étaient pas inversées et, si la drogue et la délinquance existaient déjà, c’était des cas isolés que les familles et l’État savaient juguler. Non, ce n’était pas l’Éden, mais ce XXIe siècle figure dans le programme de la déliquescence. En voulant vivre sans Dieu, on est prêt à s’inventer de nombreux faux dieux (et c’est malheureusement le cas !). Dans ma génération, il nous était permis de faire des projets, de s’établir. La qualité de vie s’infiltrait dans chaque foyer. L’air et les mentalités n’étaient pas encore pollués. Le Sida n’existait pas, ni les ordinateurs, ni les portables, ni les 35 heures, ni les mères porteuses, ni les défilés de gays, ni la surconsom­mation, ni les radars routiers, ni la perte des valeurs, ni la désaffection des familles, ni l’invasion musulmane, ni Daesh, ni la violence gratuite ! Comment ne pas avoir de nostalgie pour cette France qui disparaît peu à peu sous les coups de boutoir de nos dirigeants ?

Georgette Sellier

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