Sale temps pour la droite !
Les récentes élections sénatoriales envoient un message fort inquiétant sur l’état de la droite française (ou plutôt des droites françaises qui, décidément, ne parviennent qu’à se détruire mutuellement, et non à battre la gauche).
Certes, le résultat global apparaît d’une remarquable stabilité. Le mode de scrutin sénatorial a, de ce point de vue, parfaitement rempli sa mission : il est fort rare que le sénat connaisse de brusques et profonds changements politiques.
Au contraire, les évolutions y sont « lissées » dans le temps, puisque seule la moitié du sénat était renouvelable.
On peut également juger que le fait que le groupe LR perde quelques sièges au profit des groupes centristes n’a guère d’importance.
D’une certaine façon, c’est vrai.
Il importe cependant de noter que les centristes (de gauche et de droite) sont beaucoup plus enclins aux accommodements avec la social-démocratie (notamment, aujourd’hui, la Macronie) que le groupe LR.
Par exemple, pour le texte sur l’immigration qui sera prochainement discuté à la Haute assemblée, le groupe LR a fait savoir qu’il refusait la régularisation des clandestins travaillant dans les « métiers en tension » – régularisation qui serait évidemment une prime au viol de la loi.
Le groupe UC (centre droit), lui, y est favorable.
Mais, plus profondément, ce que nous voyons, c’est une sourde poussée de la gauche. L’extrême gauche, en particulier (qui, à ma connaissance, n’a toujours pas répudié ses amitiés léninistes de naguère – ce qui limite un peu la portée de son cinéma « anti-fasciste » !), progresse significativement.
Et, surtout, la « droite patriote » échoue nettement.
Non seulement Sébastien Meurant, seul sénateur LR à avoir soutenu Éric Zemmour, est battu, malgré sa campagne de terrain, mais aucun élu zemmouriste ne parvient au succès.
Quant au RN, il gagne certes un nombre considérable de voix, bien au-delà de ses élus locaux, mais il ne gagne que 3 sièges.
Autrement dit, nous sommes encore bien loin d’une coalition capable de l’emporter.
Pour le moment, le pouvoir demeure partagé entre le centre droit des LR et le centre gauche de Renaissance. Et la seule opposition capable de l’emporter demeure l’extrême gauche.
C’est d’autant plus inquiétant que la détestation de la Macronie progresse, même parmi les élus locaux, et que, par conséquent, la victoire de la Nupes est loin d’être impossible.
Comments (1)
NE DISPERSEZ PAS vos votes lors des ” Européennes ” envoyez au Parlement Européen le plus grand nombre de députés du Parti dominant à ” droite ” c à d le R.N. pour constituer un BLOC avec les Polonais, les Hongrois, les Slovaques , l” A. f. D. et le Parti agrarien hollandais
P.S. 1 : …
la série d’ articles sur Nord Stream était très intéressante, le traducteur pourrait il nous en faire un petit livre ( avec l’ autorisation de l’ auteur ) pour l’ édification des ” gogos ” ?
P.S. 2 : …
La Tribune nous apprend que la croissance économique de la Russie dépassera celle de l’ U.E. en 2023 …