Travail, famille, patrie et mérite

Travail, famille, patrie et mérite

Le 19 février, sur le plateau de BFM TV, Mme Martine Vassal, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales à Marseille, s’est rendue coupable, aux yeux de certains journalistes, d’avoir dit que ses valeurs sont « le travail, la famille et la patrie ».

Elle y ajoutait le mérite, ce qui complète bien la trilogie.

Belle devise ! Mais, hélas, elle a déjà été utilisée, et galvaudée. Évidemment, cela fait bondir ceux qui n’en retiennent que la paternité du Maréchal Pétain, sans s’attarder au sens véritable des mots qui ne préfiguraient nullement la politique de l’« État français » et n’en valent pas non plus approbation. N’aurait-elle pas plus de portée aux frontons de nos bâtiments publics que la devise actuelle, à la signification devenue évanescente, depuis que, par la grâce du conseil constitutionnel, elle est appliquée à tout individu, Français ou pas, clandestin ou pas, présent chez nous ?

Mais elle n’aurait de sens, il faut dire, que si la république tournait le dos à nombre de ses pratiques actuelles. Si elle cessait de subventionner la paresse et récompensait le travail ; si elle encourageait la natalité indigène plutôt qu’une immigration de remplacement ; si elle éduquait les jeunes générations dans le culte de notre civilisation et de la patrie charnelle plutôt que dans l’adoration béate de la diversité et de la mondialisation. Si elle reconnaissait enfin comme une évidence qu’il n’est pas scandaleux que les Français aient quelques avantages en France.

Cette déclaration va coller à Mme Vassal comme le sparadrap du capitaine Haddock et ses compétiteurs vont en profiter.

Ces trois mots sont-ils définitivement devenus radioactifs et contaminants depuis le 10 juillet 1940 ? Quand cesseront-ils de déclencher un réflexe conditionné de répulsion. Car enfin, s’il reste encore un espoir de redressement dans ce pays, il faudra bien les réhabiliter tous les trois. Avec le mérite. Mme Vassal, sur ce point, a raison.

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