Trotskisme municipal
Le premier tour des élections municipales, dimanche dernier, devrait constituer un coup de semonce pour tous ceux qui veulent éviter le déclin de la France.
La gauche, malgré son bilan calamiteux, se maintient dans ses bastions : le PS et les écologistes sont bien partis pour conserver les grandes villes qu’ils comptaient dans leurs escarcelles – bien que la qualité de vie ait considérablement reculé dans les grandes villes gérées par la gauche (en particulier du fait d’une explosion de l’insécurité, directement liée au laxisme des majorités municipales concernées).
Plus grave encore, LFI devient une importante force municipale (alors que le parti de Jean-Luc Mélenchon n’existait, jusqu’à présent, qu’au plan national). Dans la plupart des métropoles, les amis du tribun trotskiste ont réalisé d’importantes performances.
Ils ont même emporté la ville de Saint-Denis dès le premier tour. Et, dans ce dernier cas, ils ne cachent pas leur sectarisme : le futur maire, un certain Bally Bagayoko, a ainsi osé déclarer : « Je suis certes le maire de tous, mais je suis avant tout un maire de gauche. » Ce qui laisse présager bien des délires fiscaux et normatifs !
Il a même repris en direct le journaliste Darius Rochebin.
Alors que celui-ci parlait de la « ville des rois », le nouveau maire a corrigé : « la ville des noirs ». Les Blancs seront-ils invités à choisir entre la valise et le cercueil ?
En face de cette situation, qui manifeste nettement l’archipélisation du pays (le vivre-ensemble aura finalement conduit à la tribalisation et à la libanisation : bravo à nos dirigeants visionnaires !), la droite fait pâle figure.
Certes, la droite LR devrait garder bon nombre de petites et moyennes communes (et corollairement la majorité au sénat), mais elle est pratiquement éliminée des grandes villes.
On peut davantage se réjouir des scores du RN qui conserve ses fiefs et devrait en conquérir de nouveaux.
Cependant, alors que, malgré les polémiques, nous assistons à des fusions entre les listes PS et les listes LFI (pour « faire barrage à l’extrême droite »), je n’ai pas connaissance d’un seul accord entre LR et RN pour empêcher l’élection de majorités LFI-EELV-PS.
Bien sûr, le deuxième tour peut partiellement rééquilibrer ce médiocre résultat (ne serait-ce qu’en raison du taux important d’abstention), mais tout cela augure bien mal des échéances nationales (présidentielle et législatives) de 2027.
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