Trump comme nous l’aimons…

Trump comme nous l’aimons…

Six mois après Operation Midnight Hammer, la destruction des facilités nucléaires iraniennes, nous saluons avec admiration et enthousiasme l’opération Absolute Resolve, par laquelle les Etats-Unis viennent de déposer le dictateur Maduro d’une présidence qu’il avait par deux fois usurpée, en 2018, puis 2024 (le président véritablement élu en 2024 étant Edmundo Gonzalez, actuellement exilé en Espagne).

Bien sûr, la gauche américaine, élus et médias militants, aussitôt suivis par les chaînes françaises dites d’information, se sont étranglés en protestations outrées : « Aucune raison pour cette action si typique du dictateur Trump », si ce n’est de « s’emparer du pétrole vénézuélien, par convoitise pour lui et sa famille » (sic !) ou encore « pour masquer l’inflation »…

Sur la chaîne LCI, un général en pantoufles (où cette chaîne les trouve-t-elle?) s’indignait que Trump ait ainsi « violé le droit international contre un pays souverain » et déclarait « qu’en plus, Trump avait l’air égaré lors de sa conférence de presse » – preuve, bien entendu, qu’il était fou.

Que la gauche étale son inculture, sa bêtise et sa mauvaise foi, c’est le réflexe pavlovien de routine.

Les Français ont toutefois droit à être réinformés, aussi voici pêle-mêle quelques faits de base à retenir.

Presque toute l’Amérique latine est minée par le communisme, depuis 100 ans et le couple Peron.

Au Venezuela, pays prospère avant Chavez, le stalinisme a engendré, comme partout, misère et corruption. L’Amérique y avait installé des infrastructures pétrolières de pointe, Trump a donc légitimité à vouloir remettre les choses en état, non pour s’emparer du pétrole (grossier et difficile à traiter, du « goudron » comparé au pétole de schiste américain) mais parce qu’il s’agit d’un gisement massif et que l’Axe du Mal actuel (Chine, Russie, Cuba) achète ce pétrole en dépit des sanctions américaines, servant des intérêts hostiles aux USA et à l’Occident en général (comme la guerre contre l’Ukraine). L’Iran, qui fait partie de l’Axe du Mal, n’achetait certes pas de pétrole mais se servait du pays comme avant-poste aux Amériques pour le Hezbollah et le Hamas.

Mais la raison majeure, c’est l’état de guerre hybride menée contre les Etats-Unis par Chavez arrivé en 1998 puis par Maduro, son successeur, guerre sans déclaration formelle, guerre silencieuse menée sciemment, délibérément contre le peuple américain, à savoir 100 000 morts par an depuis Maduro par le Fentanyl (drogue mortelle et terriblement addictive, souvent mêlée à des médicaments de base) venu de Chine et acheminé par les cartels de drogue. Maduro était lui-même à la tête du Cartel des Soleils et très bienveillant vis-à-vis des autres. En plus de la drogue, Maduro entretenait l’émigration du sud vers le nord (gens fuyant ce régime) et vidait ses prisons des pires criminels, causant fatalement des meurtres sur des victimes américaines. Donc double acte de guerre auquel Trump a répondu avec brio. Et Maduro a été plus qu’averti, à plusieurs reprises, personnellement, et aussi indirectement par le document très explicite, dit NSS 2025 (notre chronique du 16 décembre), Doctrine Trump, corollaire à la Doctrine Monroe.

On remarquera aussi que Trump, fidèle à sa promesse de 2016 de « savoir trouver de grands généraux, du niveau de ceux de la Deuxième Guerre Mondiale », a su repérer et nommer le général Dan Raizin Caine à ces opérations extrêmement audacieuses et risquées, d’une ampleur considérable (que nos généraux de plateau-télé égarés ne pourraient pas seulement imaginer), planifiées des mois à l’avance, méticuleusement préparées et les diverses forces admirablement coordonnées, puis exécutées avec un courage sans faille et une précision impeccable, jusqu’ici sans militaire américain tué, les civils du pays attaqué également préservés, et ramenant en plus le matériel quasiment intact. Alors oui, bravo, Président Trump ! Car il ne faut pas imaginer que tout cela soit sans risques politiques, loin de là.

La question de la légitimité et de la constitutionnalité de ces opérations ne fait aucun doute. L’article II, Section II de la Constitution fait du président « le commandant en chef » des forces armées. Il n’a pas à informer le Congrès des opérations spéciales par définition ultra-secrètes qui ne constituent pas une déclaration de guerre (sans parler du risque de fuites pouvant anéantir les opérations et les acteurs). Quant au « droit international », on sait ce que l’ONU en a fait, c’est-à-dire le droit des pays hostiles à l’Occident. Les pays étrangers qui se joignent au chœur des geignards sont principalement les dirigeants chinois et russes qui violent régulièrement ce pseudo droit, se livrant à des abominations diverses et prouvées.

Autre accusation qui ne tient pas : cela serait « sans précédent ». Or, il se trouve que Bush 41, en 1989-90, a ordonné sans en aviser le Congrès d’envahir le Panama pour faire capturer le trafiquant de drogue Noriega, aussi un 3 janvier (comme le terroriste-trafiquant Maduro et comme l’attaque mortelle contre Soleimani en 2020) et le fit juger et enfermer comme va l’être Maduro contre lequel le ministère de la Justice américain a lancé un mandat d’arrêt en 2020.

Trump a agi en président responsable et soucieux de la vie de ses concitoyens. C’est comme cela que nous l’aimons, pas lorsqu’il implore Poutine de venir négocier on se demande bien quoi.

Nos espoirs pour la suite, c’est bien sûr que l’Amérique ait assez effrayé les ayatollahs iraniens, les régimes communistes cubain et colombien et ait aussi mené la Chine et son partenaire russe à revoir à la baisse leurs funestes visées.

À la réflexion, ce sont tous les dirigeants autoritaires et illégitimes qui devraient s’estimer menacés et cela concerne donc aussi notre très anti-démocratique Union européenne.

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