Trump, Davos et Villiers
Semaine palpitante. Monsieur Trump est allé à Davos, le 21 janvier, 5e anniversaire de l’ignoble calomnie montée contre lui à Washington D.C., bravache face à ces mondialistes (qui sont aussi des gauchistes car cela va de pair) et quelle revanche ! Souriant, détendu, au mieux de sa forme (décalage horaire ? Kézako ?), il leur a débité leurs quatre vérités, tranquillement, gentiment, sans aigreur ni rancune, mais fermement et non sans humour. Les pires comme Gore ou Lagarde n’ont pas tenu et sont partis, se sentant probablement visés dans leur essence – lui instigateur du canular climatique mondial et elle archétype du haut fonctionnaire international honni. Les autres, gens des grosses compagnies, technocrates de tous poils et chefs de l’UE, ont écouté jusqu’au bout poliment.
Mais combien d’entre eux ont réellement compris le message pourtant simple, reprise des thèmes du discours de JD Vance à Munich en février 2025 ? Les Européens organisent le suicide de leurs peuples par l’immigration (remplacement et islamisation) qui dénature les identités et la culture, par leur folie écologiste qui détruit les économies et par le vol des souverainetés et du droit d’expression.
Hélas, nul doute par souci diplomatique, jamais Trump n’a accusé nommément l’Union européenne alors que c’est bien cette entité maléfique qu’il incriminait. Ou alors, il feint de l’ignorer. Du coup, les Européens qui haïssent Trump et son conservatisme populiste ont choisi de croire et de continuer de faire accroire, comme leurs laquais des médias, « que ce président hait les Européens et l’OTAN ». Trump aime l’Europe, la vraie, pas l’imposture bruxelloise. Il a revendiqué ses origines allemandes et écossaises et rappelé que c’est lui qui a sauvé l’OTAN, seule organisation internationale qui vaille.
Il a aussi repris des pans de son discours de la veille à la Maison Blanche qui célébrait le premier anniversaire de son 2e mandat, sans doute pour que les Européens désinformés apprennent ce qu’un chef d’Etat peut accomplir en un an, pour peu qu’il soit déterminé et veuille le bien de son pays, c’est-à-dire le contraire absolu de ce que font presque tous les chefs européens actuels.
Or, le modèle de Trump pourrait et devrait être appliqué dans chaque pays européen.
Il a aussi choisi Davos pour annoncer aux élites mondialistes bornées que les Etats-Unis sortaient de l’OMS, citant son inutilité voire sa nuisibilité et aussi des statistiques inattaquables : 340 millions d’Américains paient 500 millions de dollars (pour un organisme incompétent et à la solde de la Chine), tandis que 1.4 milliard de Chinois ne paient que 39 millions de dollars.
On espère que ce sera bientôt le tour de l’ONU, d’autant que Trump met sur pied un Organisme pour la Paix qui continuerait le vrai travail de paix qu’il accomplit actuellement.
Non, l’Amérique ne veut plus être la bonne poire dont tout le monde profite et cela depuis bien avant Trump, que ce soit dans les échanges commerciaux, dans les organisations internationales, ou en matière de défense. Ainsi, les Français, sinon tous les Européens, ont toujours considéré l’Article V de l’OTAN comme à sens unique. Tout le monde se rappelle le vil Villepin refusant catégoriquement en 2003 toute aide, même de principe, à l’Amérique. Depuis, dans l’imaginaire américain, le mot « lâcheté » est associé à la France. Ce n’est pas Emmanuel Macron avec ses belles lunettes bleues et son anglais de classe de 3e qui aura dissipé cette triste impression ! Et Villepin a tenté de remettre ça avec le Groenland, faussement décrété part de l’UE et en grand danger d’être agressé militairement par Trump. A Davos, Trump précisa qu’il n’avait jamais eu cette intention (sous-entendu : « Je vous ai bien eus ») et que la question allait évidemment se régler par les négociations, hors du contrôle de l’UE, naine politique et militaire incapable d’assurer la sécurité des Européens.
Philippe de Villiers, que nous écoutons désormais tous religieusement le vendredi, n’est pas un Européen comme ceux que Trump a dénoncés. Comme nous, il a suivi Davos, assisté avec joie au coup porté au Great Reset et à l’UE et, lui, anti-américain notoire, dans la lignée du Général de Gaulle, il loue Trump. Pourquoi cela ?
La critique de l’UE est bienvenue et le modèle de politique intérieure de Trump lui plairait bien à lui aussi pour notre France. Mais il y a autre chose : la sympathie que Trump semble avoir pour Poutine.
Car, si Villiers est un conteur envoûtant, un historien talentueux et un analyste fin de ce qui se passe chez nous, il présente une faille fatale : un anti-américanisme primaire couplé avec une indulgence incompréhensible pour la Russie, exactement comme le Général.
Il aime la seule chose que nous déplorons chez Trump, l’aveuglement vis-à-vis de Poutine qui n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais un Occidental et qui nous hait, nous Européens, autant que les Américains. Poutine ne mérite absolument pas d’être « ramené dans l’économie internationale », comme si de rien n’était ! Trump a au moins précisé qu’il ne voulait ni de la Russie ni de sa grande alliée la Chine comme « voisines » dans l’Arctique. Or, les gens comme Villiers, notamment Xavier Moreau qu’il a publiquement défendu sur CNews, aimeraient tellement avoir Poutine pour « voisin » qu’ils troqueraient volontiers l’OTAN et « la vassalité dans laquelle les Etats-Unis nous tiennent » (sic !) pour la tutelle eurasiste et la suprématie eurasiste. Telles sont les visées subversives du naturalisé russe Moreau, de l’Oural jusqu’à l’Atlantique.
Villiers n’est pas le seul à abriter ces sentiments mais il est le plus influent parce que le plus médiatisé. On peut citer l’aimable Dupont-Aignan, le patibulaire Paul-Marie Couteaux ou encore la « grande gueule » Jacques Myard. Tous récitent les mêmes arguments éculés autant qu’erronés : l’UE a été imposée par « les Américains » en 1950, « elle est née de l’OTAN », assure Villiers ! L’Otan a menacé la Russie, etc, etc. Tout cela est archi-faux et témoigne d’une ignorance voulue, construite et en réalité révisionniste. (Voir le livre, La Guerre culturelle, pour se réinformer.)
Une chose est certaine, Villiers, lui, n’est pas un allié des Etats-Unis. Or, tant d’hostilité ne grandit pas la France.
Pour certains, cela fait son charme, pour d’autres comme l’auteur de ces lignes, c’est absolument rédhibitoire.
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