Ukraine : vers le retour à la raison ?
Alors que les morts et les destructions continuent de s’accumuler dans la guerre opposant l’Ukraine et ses alliés à la Russie, les récriminations et tergiversations du Président Volodymyr Zelensky, appuyé par des dirigeants européens boutefeux avaient freiné jusqu’à présent les négociations engagées sous la houlette du Président américain Donald Trump pour tenter de mettre fin au conflit
Il est vrai cependant que, la situation se dégradant au plan militaire mais aussi en matière économique et financière, les choses semblent évoluer.
Volodymyr Zelensky paraît maintenant plus disposé à discuter et le Président Emmanuel Macron qui avait dit pis que pendre du Président Vladimir Poutine a déclaré vouloir renouer le contact avec lui.
Espérons que ce n’est pas seulement pour se hausser du col en faisant le matamore et que cela ne perturbera pas des tractations déjà difficiles qui nécessitent justesse et sang-froid dans le cadre d’une réflexion approfondie.
Car, si les réticences du Président ukrainien sont compréhensibles, en particulier sur des concessions territoriales, les vues et demandes antagonistes de la Russie sur le sujet le sont aussi.
Nul ne peut en effet ignorer que l’opération militaire lancée en février 2022 visait essentiellement pour Vladimir Poutine, après le retour de la Crimée dans le giron russe, à la protection des populations russophones du Donbass.
Chacun devrait se rappeler qu’ayant voulu se libérer de l’emprise du pouvoir instauré à Kiev suite au coup d’État perpétré en 2014 sous l’égide des Américains, ces populations avaient été soumises pendant huit ans aux persécutions et attaques meurtrières conduites par ce pouvoir conforté grâce à la supercherie occidentale des accords de Minsk de 2014 et 2015.
Le tout, avec en toile de fond les menées expansionnistes de l’OTAN autour de la Russie dont il faut d’ailleurs souligner qu’elle faisait l’objet d’un projet de démembrement de la part d’hégémonistes américains.
Projet notamment théorisé par le géopolitologue d’origine polonaise Zbigniew Brzezinski (1928-2017) qui, conseiller à la Maison Blanche, avait affirmé la nécessité d’une coupure prioritaire de l’Ukraine d’avec la Russie, les États européens s’apparentant quant à eux à des vassaux.
Si l’on veut réellement la paix, il faudra bien reconnaître l’influence de ces idées et manigances comme une source des hostilités.
Il faudra accepter des concessions et engagements réciproques pour que tous les peuples concernés puissent vivre en sécurité dans une démarche de respect mutuel.
Il est urgent de revenir à la raison car, à force d’entêtement dans la belligérance et un usage dément des armes, un risque d’embrasement plus vaste ne peut être exclu.
Que n’a-t-on écouté et suivi le Général de Gaulle qui, pour l’équilibre du monde, avait préconisé une alliance de l’Atlantique à l’Oural, voire de Brest à Vladivostok ?
Laisser un commentaire