#Bagayoko assume froidement le conflit d’aujourd’hui entre les GrandsRemplaçants, les néo colonisateurs venus d’Afrique et du monde musulman, et le peuple historique. A lui de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. La #Remigration c’est maintenant.
#Bagayoko assume froidement le conflit d’aujourd’hui entre les GrandsRemplaçants, les néo colonisateurs venus d’Afrique et du monde musulman, et le peuple historique. A lui de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. La #Remigration c’est maintenant.Pierre Gentillet (@Pierre_GTIL)Cet extrait est vraiment intéressant et mérite qu’on s’y penche 2 minutes.
Outre l’appel à peine voilé à l’insurrection civile, il est savoureux de voir le maire de Saint-Denis opposer ainsi “légitimité institutionnelle” et “légitimité populaire” pour s’opposer à un RN au pouvoir.
Une distinction qui rappelle un peu la formule “Pays légal contre Pays réel” de Charles Maurras. L’opposition entre légalité et légitimité fut aussi reprise par un certain Carl Schmitt ( Légalité et Légitimité, ouvrage de 1932 ) mais arrêtons-nous là notre amusement sur les références inconscientes (et improbables !) de Monsieur Bagayoko car n’est pas là l’essentiel de l’extrait.
Le vrai point, c’est que la gauche radicale, dont M. Bagayoko est aujourd’hui un représentant à la tête d’une ville de plus de 150 000 habitants, annonce d’ores et déjà qu’elle ne respectera pas les règles du jeu si le RN arrive au pouvoir. Légitimité institutionnelle ou pas, ils refuseront d’appliquer le droit voulu par le Parlement et le gouvernement dominés par le RN.
Déclaration d’autant plus savoureuse quand on se souvient des leçons de morale permanente que cette même gauche nous fait sur “l’État de droit”. Visiblement, pour eux, l’État de droit c’est le respect de leur bon droit.
C’est là que Carl Schmitt doit ricaner dans sa tombe. Car ce qui se dit en creux ici, c’est que la souveraineté ne réside plus dans les urnes, mais dans une certaine “substance populaire” que le maire de Saint-Denis et les siens prétendent incarner seuls. Le droit ne vaut que lorsqu’il sert leur camp. Dès qu’il leur échappe, il devient une coquille vide qu’on peut légitimement ignorer. L’État de droit ? Un concept bourgeois dont on se drape quand on tient l’appareil, et qu’on piétine quand on le perd. Hypocrisie classique à gauche, mais rarement aussi assumée avec une telle candeur.
Ce discours particulièrement critique à l’égard de l’État de droit est de plus en plus ouvertement assumé et théorisé par certains juristes d’extrême gauche. On peut lire par exemple ” État de droit, ordre bourgeois ” de l’avocate Elsa Marcel, figure du mouvement Révolution Permanente, paru il y a quelques mois.
Enfin, dans la dernière partie de l’extrait, Monsieur Bagayoko fait une distinction à peine voilée à un Jean-Michel Apathie visiblement tétanisé : il oppose la France et “les territoires où il a grandi”. Tout au long de son propos, il utilise le “nous” pour désigner ces territoires, puis lâche subitement à Apathie que “pour beaucoup d’entre VOUS, VOUS pouvez ne pas vous sentir concerné “.
Jean-Michel Apathie comprend très bien, sans oser le relever frontalement, que Bagayoko est en train de tracer une séparation nationale basée sur l’ethnie. C’est lui-même qui l’a faite.
Ethnique, culturelle, existentielle. Il retire à Jordan Bardella, pourtant né à Saint-Denis, le droit d’en être, au nom de quoi, au juste ? De ses idées ? De sa couleur de peau ? Peu importe : le critère n’est plus national, il est communautaire. Et Monsieur Bagayoko indique clairement qu’il n’appartient pas à la même communauté que Jordan Bardella.
Voilà la partition en marche, assumée par ceux-là mêmes qui hurlent au “racisme ” dès qu’on la nomme. La gauche pro-remplacement ne cache plus son jeu : il y a deux peuples sur le même sol. L’un est légitime par essence, l’autre ne l’est que par concession, et pourvu qu’il vote correctement. L’un peut se soustraire à la loi commune, l’autre doit s’y plier.
Monsieur Bagayoko a au moins un mérite : il dit tout haut ce qu’il pense. À nous de l’entendre.— https://x.com/Pierre_GTIL/status/2053894528952684897
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) May 11, 2026
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