Candidats, soyez courageux !
Le premier débat entre les représentants du monde industriel et 7 candidats à la présidentielle a eu lieu ce jeudi 27 août.
J’avoue ne pas avoir regardé jusqu’au bout, tellement les débats étaient loin de la réalité des dangers qui guettent notre pays et j’envoie ce message aux candidats : Arrêtez de jouer « petit bras » !
En effet, la survie de notre pays se jouera sur la prochaine élection. Tout devra se concentrer sur la réduction de la dette affolante et exponentielle qui verra les agences de notation nous « massacrer » prochainement.
Le coût des seuls intérêts devrait passer à 144 Mds€ par an et chaque point d’intérêt supplémentaire représentera 36 Mds€ annuels supplémentaires.
Alors, tous les intervenants qui tablaient sur des baisses de la dette doivent comprendre une chose simple, mathématique et donc non discutable :
– Avec une baisse de 1 Md€/an il faudra 3 600 ans pour annuler la dette ;
– Avec une baisse de 10 Mds€/an, il faudra 360 ans pour l’annuler ;
– Avec une baisse de 100 Mds€/an, il faudra 36 ans pour l’annuler.
À l’inverse, pour l’annuler en 10 ans, la seule limite acceptable pour garder la confiance des marchés, c’est une réduction de 360 Mds€/an. Toutes les propositions des intervenants sont extrêmement éloignées de cet objectif.
Il faut donc impérativement appliquer une « méthode de cheval », si l’on ne veut pas que notre pays s’enfonce dans la catégorie de pays sous-développés.
Je n’ai rien entendu de convaincant dans ce débat. Pourtant, une solution existe : elle est simple, juste, possible à mettre en place rapidement avec un effet immédiat : aligner le nombre de nos fonctionnaires sur celui pratiqué en Allemagne dont l’efficacité est prouvée.
90 fonctionnaires pour 1 000 habitants chez nous, 56 en Allemagne : il faut donc limiter à 4,35 millions le nombre de nos fonctionnaires (contre 6 millions officiellement chez nous mais, en réalité, 7 millions si l’on compte l’ensemble des Français dont le salaire est versé par l’État).
C’est donc 2,65 millions de postes de fonctionnaires qu’il faut supprimer et non 300 000 comme le préconise le plus « téméraire » des candidats.
L’alignement du nombre de fonctionnaires sur l’Allemagne est la seule façon de réduire notre dette à 0 mais également de retrouver une trésorerie qui permettra la baisse des charges des entreprises ainsi qu’un investissement sérieux pour notre défense. En effet, le coût d’un fonctionnaire durant toute sa vie s’élève, selon le chiffrage de la Cour des comptes, à 3,5 millions d’euros.
Le gain, à terme, sera alors, non pas 9 Mds€, ni 90, ni même 900 mais 9 000 Mds€ – soit près de 3 fois notre dette.
Comme je l’ai déjà proposé dans les « 4 Vérités », je trouve immédiatement 2 millions de postes sans aucune perte capacitaire, en faisant travailler nos fonctionnaires le même nombre d’heures durant toute leur carrière que leurs homologues allemands, c’est-à-dire 30 % de plus.
C’est une mesure de bon sens qui ne demande que du courage politique mais qui a l’avantage de garder la même efficacité avec 30 % de fonctionnaires en moins.
Reste 650 000 à trouver dans une meilleure gestion, la suppression de « machins administratifs » néfastes, ainsi que des « doublons » dans les différentes composantes de notre système de gestion.
C’est une mesure de bon sens qui devrait être acceptée par une majorité de Français si l’on se donne les moyens de leur expliquer.
Le prochain président doit s’engager à la faire, sinon il s’appellera le FMI.
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