Des protections, pas des allocutions !

Des protections, pas des allocutions !

Vitrines brisées, commerces pillés, établissements contraints de fermer : les violences commises en marge des manifestations du 17 octobre ont une nouvelle fois frappé des professionnels qui ne sont en rien responsables des tensions sociales.

Pour le SDI, une question s’impose : comment l’État peut-il laisser les commerçants supporter les conséquences de violences qu’il lui appartient de prévenir ?

Le SDI dénonce l’insuffisance manifeste de la sécurisation des commerces exposés aux débordements. Les professionnels ne peuvent être condamnés à choisir entre fermer préventivement leur établissement ou risquer de le voir saccagé.

Au-delà des dégâts matériels, ce sont des journées de chiffre d’affaires perdues, des fermetures prolongées et des charges qui continuent de courir.

Or, les assurances ne couvrent pas systématiquement les pertes d’exploitation. Pour des TPE dont les trésoreries sont déjà fragilisées, comme le souligne le dernier baromètre SDI, ces violences peuvent constituer le choc de trop.

Les casseurs détruisent, les commerçants paient : cette double peine doit cesser.

Le SDI demande trois engagements immédiats :

– Sécuriser réellement les commerces lors des manifestations à risques.

– Garantir une indemnisation rapide et effective, incluant les pertes d’exploitation non couvertes par les assurances.

– Mettre en place un accompagnement d’urgence pour les TPE dont l’activité est menacée.

Monsieur le Président, les commerçants n’ont pas besoin d’une condamnation supplémentaire des violences. Ils ont besoin de pouvoir ouvrir leurs magasins sans craindre de les retrouver détruits. Ils n’ont pas à payer le prix des débordements ni celui d’une protection insuffisante. Ce soir, les mots ne suffiront pas. Demain, nous attendons des actes.

Le SDI rappelle qu’on ne peut prétendre défendre le commerce de proximité sans commencer par le protéger.

Marc Sanchez

Secrétaire général du SDI

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