Et si nous effacions la dette publique ?
La France, pétrie de dettes à force de financer toutes les utopies accumulées depuis 1981, ne peut plus s’en sortir à moins d’un miracle et ne trouvera sa solution, comme la Grèce, qu’avec le FMI et la BCE – si toutefois ceux-ci veulent bien voler à notre secours.
J’ai donc fait un beau rêve : notre pays venait d’hériter de la somme fabuleuse de 10 500 Mds€ (10 500 000 000 000 € pour ceux qui ne sont pas habitués à ces chiffres énormes).
Que pourrions-nous faire avec cette somme ?
Tout d’abord rembourser notre dette astronomique de 3 600 Mds€ qui nous coûtera bientôt, pour ses seuls intérêts, plus de 100 Mds€ par an (deux fois le budget de la défense).
Il nous restera 6 900 Mds€ qui permettront de réduire de moitié les charges sur les entreprises et les salariés, sachant qu’elles avoisinent les 500 Mds€ pour les seules entreprises. Une baisse de moitié (soit 250 Mds€) sera largement compensée, si cela permet de revenir à 24 % de part de PIB de l’industrie comme en 2000, alors qu’elle a chuté à 9 % à ce jour.
On pourra alors faire jeu égal avec nos amis allemands et il nous restera quelque 5 000 Mds€ pour voir sereinement l’avenir et pourquoi pas racheter Google, Amazon et même l’empire Musk !
Ça fait du bien de rêver… Mais si ce rêve se réalisait et d’une façon rapide et indolore, qu’en diriez-vous ?
Une seule mesure qui ne demande qu’un peu de courage et surtout des explications incontestables :
– On ne peut pas dire que l’Allemagne soit un pays antisocial.
– Ce qu’on peut dire, c’est que le régalien, et principalement l’administration, est beaucoup plus performant que chez nous. (Mon épouse étant allemande, nous partageons notre vie entre nos deux pays, je sais donc de quoi je parle.)
– Est-ce que s’aligner sur leur système paraît inconcevable ? Non, car ils obtiennent un meilleur résultat avec 56 fonctionnaires pour 1 000 habitants, alors que nous en avons 90.
– Si on compte comme fonctionnaire celui dont les salaires sont payés par l’État (5,9 sous statut et plus d’un million dans les associations et autres organismes dépendants de l’État), nous en avons environ 3 millions de plus que nos voisins.
– D’après les chiffres donnés par la Cour des comptes, un fonctionnaire, durant sa carrière et jusqu’à sa mort, coûte à la communauté 3,5 millions d’euros: un calcul simple nous amène au chiffre faramineux de 10 500 Mds€ d’économie, le chiffre de mon rêve.
J’entends déjà hurler nos gauchistes et associés sur la destruction du service public dont beaucoup, à tort, sont fiers et je leur apprends que, sans aucune réduction de poste, j’en trouve déjà plus de 2 millions en les faisant travailler autant que nos voisins, c’est-à-dire 30 % de plus sur l’ensemble de leur carrière – le reste doit être possible en traquant les postes redondants, les « emplois fictifs », les transferts géographiques quasi impossibles et l’utilisation de l’IA qui doit se développer également dans la fonction publique.
À noter, qu’en même temps et pour qu’il n’y ait pas de jaloux, nous pouvons généraliser cette méthode au secteur privé.
Cerise sur le gâteau, un nouveau-né ne viendra plus au monde avec une dette de 50 000 €, mais avec un pactole de 154 000 € (10 500 Mds divisés par 65 millions de Français).
Français, ce que je vous propose, c’est de « jouer au loto » avec un gain garanti de plus de 150 000 €. On peut difficilement décliner cette offre !
Celui qui veut contester cette réflexion, qu’il rentre en contact avec moi par courriel ; je me ferai un plaisir de le convaincre car c’est tellement énorme que je peux comprendre votre réticence.
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