La Justice est bien malade…
La fin tragique de la petite Lyhanna (11 ans) remet sur la table la question de la Justice, de ses moyens et de son idéologie.
En effet, l’auteur présumé du meurtre a fait l’objet de plusieurs plaintes pour viol sur mineures, dont l’une pas plus tard qu’en avril dernier – et se trouvait toujours en liberté.
Au demeurant, le drame de Fleurance a, semble-t-il, permis de le rattacher à plusieurs autres affaires, au point qu’il est désormais visé par au moins 9 plaintes.
Je ne sais de cette triste affaire que ce qu’en disent les gazettes et je me garderai bien d’assurer que l’homme est coupable du meurtre de Lyhanna et, a fortiori, que tel juge est complice de cette abomination.
Il reste que nous avons de graves problèmes avec la justice.
Le premier problème tient au laxisme de trop nombreux magistrats : considérant toujours que les criminels sont de malheureuses victimes de la société, ils ne cessent de leur trouver des circonstances atténuantes, au point de les libérer sans sanction (ou avec une sanction sans commune mesure avec le crime).
Cela avait été abondamment dit lors de la réforme Badinter : la suppression de la peine de mort a progressivement détruit la hiérarchie des peines et, désormais, nous en sommes au point où, dans la non moins sordide affaire du périscolaire à Paris, un tribunal a pu requérir de la prison avec sursis (oui avec sursis !) pour des agressions sexuelles sur mineur.
Comment voulez-vous que de telles condamnations ne soient pas considérées comme des encouragements à persévérer dans la voie du crime ?
Le deuxième problème majeur de la justice réside dans l’effrayante partialité de certains magistrats : selon la fameuse harangue d’Oswald Baudot, à l’aube du très marxisant Syndicat de la magistrature, ils appliquent un intolérable « deux poids, deux mesures » (les honnêtes gens qui ont le tort d’être « Français de souche » ou propriétaires sont sévèrement sanctionnés pour d’anodines infractions, quand tel immigré ou tel pervers sexuel bénéficient de toutes les indulgences pour des crimes atroces).
Enfin, un troisième problème tient aux moyens de la Justice et à un refus délibéré de hiérarchiser. J’ai lu que Gérald Darmanin exigeait que, d’ici le 14 juillet, les parquets reprennent plus de 70 000 plaintes liées à des violences sexuelles. Qui peut croire que de si nombreuses plaintes vont être traitées avec sérieux dans un si court laps de temps ? Mais comment imaginer que les dossiers soient traités quand on engorge systématiquement les tribunaux par des normes idiotes et que l’on crée, pour ainsi dire à plaisir, des litiges (comme ces innombrables contentieux liés à l’immigration et à l’asile qui ont quasiment étouffé la justice administrative) ?
Naturellement, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur tous les magistrats – nombre d’entre eux servent héroïquement le bien commun dans des conditions très médiocres. Mais l’institution judiciaire est bien malade.
L’État de droit est devenu l’un des principaux ennemis du droit – selon l’adage classique remis au goût du jour du XXIe siècle : summum jus, summum injuria. Non plus, comme jadis, quand l’application excessive des lois empêchait de voir les conditions réelles et concrètes de leur application, mais en faisant de l’État de droit un totem qui prive le droit de sa capacité à protéger les Français (à commencer par les plus vulnérables).
Et quand j’entends les mélenchonistes réclamer une justice « transparente » et quasi-révolutionnaire, cela ne me rassure pas vraiment pour l’avenir !
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