Langue

J’ai toujours pensé que l’état d’un pays dépend du niveau de maîtrise de sa langue. La dictature est clairement la fille aînée de l’ignorance. Les démocraties branlantes sont les vilaines filles d’une langue bâtarde, forcément vantarde. À voir tant d’errements, on se dit, parfois, qu’il vaut peut-être mieux être muet que bègue. Boualem Sansal, écrivain

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