Mortalité infantile
Le « Canard enchaîné » du 5 août dernier a signalé qu’un rapport sur la mortalité infantile dormait dans les tiroirs du ministre de la Santé depuis janvier dernier.
Il faut dire que la situation n’est pas brillante – et même assez radicalement différente du « réarmement démographique » annoncé à grand renfort de trompettes médiatiques par notre Jupiter national.
La France, qui disposait naguère de l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, figure désormais en 23e position de l’Union européenne avec 4,1 décès avant l’âge d’un an sur mille naissances en 2024 (la moyenne européenne étant à 3,3).
Les causes de cet effondrement sont naturellement diverses et complexes – de la fermeture des petites maternités de province à la hausse de l’âge des parturientes, en passant par la précarité sociale de certaines jeunes mères (les femmes étant plus souvent touchées par la pauvreté que les hommes). Elles sont donc loin de relever toutes de la responsabilité gouvernementale.
Il paraît même que la mortalité infantile touche davantage les bébés nés de mères elles-mêmes nées hors de l’Union européenne.
Mais, au-delà des causes, le phénomène lui-même mérite qu’on s’y arrête.
On sait qu’Emmanuel Todd avait prédit dans les années 1980 la ruine prochaine de l’empire soviétique en analysant les statistiques de mortalité infantile : ces statistiques sont en effet un puissant indicateur de l’effondrement d’un pays ou d’un régime politique.
Tout porte à croire que, chez nous aussi, le collectivisme qui détruit toute entreprise, mais aussi toute recherche de performance médicale, est à bout de souffle.
D’autant que les mauvais chiffres de la mortalité infantile ne sont pas les seuls – il s’en faut de beaucoup ! – à être inquiétants.
À vrai dire, ce sont tous les indicateurs économiques, sociaux et culturels qui virent au rouge vif.
Mais le plus étrange, c’est que l’immense majorité des prétendants à la magistrature suprême nous proposent une aggravation de ce collectivisme en 2027.
Certes, ce dernier a « l’avantage » d’acheter, en piquant dans la poche des contribuables, des clientèles électorales qui assurent, en retour, une vie de nabab à leurs « représentants ». Mais, comme le disait Margaret Thatcher, « le problème avec le socialisme est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l’argent des autres ». Nous nous rapprochons de ce jour – et les chiffres de la mortalité infantile en sont un indicateur clair.
Laisser un commentaire