Non, les soldats de 1940 n’ont pas failli !

Non, les soldats de 1940 n’ont pas failli !

Il y a un grand classique depuis 80 ans, c’est d’imputer la défaite de 1940 au renoncement de nos soldats. La vérité est tout autre et elle est historiquement documentée par de nombreux ouvrages. La campagne de France de mai-juin 1940 a été un combat de haute intensité. En six semaines d’affrontement, 60 000 des nôtres sont tombés face à la Wehrmarcht qui a compté presque autant de tués. Ce sont les circonstances de la guerre moderne, que la IIIe République radicale-socialiste, encalminée dans son indigence, n’avait pas su anticiper, qui expliquent les grands enveloppements par les blindés allemands, qui ont défait notre armée. Il faut aussi intégrer que, dans un second temps, les régiments du génie qui tenaient les ponts de la Loire ont fait sauter ceux-ci prématurément, privant nos forces en repli d’une échappatoire. Ces pétochards ont condamné à la captivité des centaines de milliers de soldats français. C’est l’importune vérité ! Après, que nos combattants – en bandes molletières… –, découragés par la puissance de feu allemande et livrés à eux-mêmes par la disparition du commandement, n’aient pas continué à exposer coûte que coûte leur vie, on peut le comprendre. Et quelque part, en survivant à la débâcle, ils ont préservé des forces vives qui ont été bien utiles ensuite pour redresser la France. Les combattants de 40 n’ont pas failli. Ils ont fait ce qu’ils ont pu face à l’ennemi. Ils méritent notre respect, pas le dénigrement des « libérateurs » de la 25e heure, arrivés dans les fourgons des Américains. Comme l’exprime un observateur autorisé, l’écrivain italien Curzio Malaparte qui, lui, en tant qu’ancien combattant de 1914, a affronté la mort en face : « Ce n’est pas vrai que les soldats français ne se sont pas battus en 1940. Vous aviez des chefs incapables, mais vos soldats étaient braves… » (Journal d’un étranger à Paris, 1947, p. 1155 – Exils)

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *