RÉFLEXIONS SUR L’AVENIR DE L’EUROPE ET DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE

RÉFLEXIONS SUR L’AVENIR DE L’EUROPE ET DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE

Préambule

Cet article fait écho à celui de monsieur André Posokhow, intitulé La Défaite de l’OTAN : une espérance de liberté et de souveraineté, publié par Riposte Laïque.

Quelques lecteurs férus d’histoire n’ont pas manqué de noter que son article Le terrible Désastre de la Politique étrangère française sous Macron, était daté du 8 août. Il coïncidait avec l’anniversaire de la tragique bataille d’Andrinople de l’an 378 qui scella la fin de l’empire romain.

L’humiliation de l’Europe

L’Union européenne est dirigée par Washington. La présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen n’en a cure des courriels divulguant sa corruption au sujet de juteux contrats de vaccination qu’elle a signé directement avec le président Albert Bourla de la société pharmaceutique Pfizer. Quelques députés européens courageux voudraient lui faire rendre gorge.

La fin de la récréation sera bientôt sifflée par Washington avec la nomination de cette va-t-en-guerre en tant que secrétaire général de l’OTAN pour remplacer le faucon norvégien, Jens Stoltenberg, qui a demandé son départ. La porosité entre ces deux organisations démontre, s’il en était besoin pour ceux qui ne veulent pas voir la vérité, qu’elles ne sont que des poupées gigognes entre les mains de l’oncle Sam.

Le sabotage des gazoducs Nordstream est un acte de guerre perpétré par Washington contre l’Europe

Comme l’a révélé le long article du journaliste américain Seymour Hersh, que j’ai traduit en quatre chapitres pour Les Quatre Vérités, le sabotage des deux gazoducs Nordstream a été perpétré par un commando de plongeurs de la base de Panama City en Floride avec la logistique fournie par la Norvège.

Ce sabotage est un acte de guerre commis contre l’Allemagne et trois autres États européens partenaires du consortium Gazprom, à savoir les Pays-Bas, la France et la Russie.

Washington est prêt à tout pour préserver sa domination sur notre continent. L’OTAN n’existe plus sur un plan juridique. La charte de l’OTAN est muette à propos de l’attaque de l’État fondateur (United States of America) contre un autre État membre (Deutschland) de cette même organisation de défense.

La violation flagrante de ce traité n’est pas une nouveauté. Le précédent du pacte Ribbentrop-Molotov, signé à Moscou en août 1939, démontre qu’un traité n’est qu’une parenthèse dans le cours tumultueux des relations internationales. Il faut être bien naïf pour croire le contraire.

Comme disait Henry Kissinger, l’adepte de la Realpolitik, il est dangereux d’être l’ennemi de l’Amérique mais il est mortel d’être son allié.

Le choix des Européens est cornélien

Ils ont le choix entre une humiliante vassalité ou une liberté arrachée au forceps car l’aigle américain se défendra becs et ongles pour conserver sa proie.

Cela nous ramène à la fable du loup et du chien de l’inénarrable Jean de la Fontaine. Les Européens ont le choix entre le repas assuré du chien ou la faim tenace du loup, entre le collier de l’oncle Sam ou la liberté. C’est un choix cornélien pour les électeurs européens. Force est de constater que la majorité préfère le collier à une liberté non sans risque.

La CIA n’a pas manqué de faire payer à Charles de Gaulle son arrogance de sortir du commandement intégré de l’OTAN le 7 mars 1966. Deux ans plus tard, la Compagnie (le surnom affable prêté à la CIA) était à la manœuvre pour forcer le départ du président de la république lors des émeutes du printemps 1968.

Le choix des Français

Concernant les élections pour le renouvellement du parlement européen en 2024, deux têtes de liste sont prometteuses avec Marion Maréchal et François Asselineau. Je ne commenterai pas les autres listes qui sont pour le port du collier.

Le parti Reconquête d’Eric Zemmour place au cœur du débat l’incompatibilité de l’Islam avec notre civilisation judéo-chrétienne. Dont acte !
L’Union populaire républicaine de François Asselineau place la sortie de l’Union européenne et de l’OTAN au cœur de sa campagne.

Cela nous ramène à l’indépassable dicton de Bossuet.
Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences (la servitude et le choc des civilisations) alors qu’ils en chérissent les causes (l’appartenance à l’Union européenne et à l’OTAN)
Cette logique implacable entre cause et conséquence devrait faire réfléchir les électeurs qui hésitent entre ces deux têtes de listes alléchantes.

La probable dislocation des États-Unis d’Amérique

L’Amérique est profondément divisée entre deux camps irréconciliables qui ne partagent plus grand-chose si ce n’est le triste spectacle de leurs tueries à répétition et de leurs émeutes raciales qu’elle nous exporte. Une société multiraciale et multiconfessionnelle est méga-conflictuelle comme l’histoire de l’humanité l’a maintes fois relaté.

Cette incompatibilité devrait se conclure par une partition entre le Heartland républicain et les deux côtes Est et Ouest qui sont tenues fermement par les démocrates.

La décision de la Cour Suprême du Colorado de rendre inéligible le candidat républicain Donald Trump à l’élection présidentielle de 2024 met de l’huile sur le feu. Ce dernier couve depuis l’élection de Barack Hussein Obama en 2008.

Sur un plan géopolitique, un État démocrate à cheval sur les deux côtes n’est pas viable. Cette partition serait une répétition du scénario de l’indépendance de l’empire indien avec une première fracture entre l’Inde et le dominion du Pakistan en 1947, suivie de celle de l’éclatement du Pakistan en deux États avec le Pakistan à l’Ouest et le Bengladesh à l’Est en 1971.

La menace de l’apocalypse

Le précédent de la guerre civile américaine de 1861-1865, laquelle fut une immense boucherie, ne doit pas être écarté. Le grand péril dans cette seconde guerre civile américaine serait une escalade à l’arme nucléaire qui menacerait toute la planète.

La littérature offre une vision apocalyptique de ce qui pourrait advenir dans le livre The Road de Cormac McCarthy, couronné du prix Pulitzer en 2006.
Notons que le livre a été publié deux ans auparavant l’élection d’Obama. Qui aurait parié que cet agitateur, pudiquement dénommé community organizer par sa fiche wikipedia, parviendrait à se faire élire président ? Cela prouve que ce qui paraît impossible aux observateurs patentés peut un jour se réaliser.

Conclusion

Les néoconservateurs américains qui rêvent de dépecer la Russie seront remerciés à la hauteur de leurs espérances. Ils apprendront à leurs dépens la règle d’or de l’éthique: « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. » C’est tout le mal que je leur souhaite.

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Comments (1)

  • quinctius cincinnatus Répondre

    D’ une part les Etats Unis sont, surtout depuis la Guerre de Sécession, une Nation profondément divisée
    D’ autre part ils sont fédéralement ( et localement ) gouvernés par une OLIGARCHIE Démocrate et / ou Républicaine ( d’ où le faible taux de participation aux votes )
    Mais c’ est une PLOUTOCRATIE qui, en réalité, dirige les E. – U. , celle des ” Banquiers ” ( de New-York … principalement ) et cela surtout depuis la création de la Réserve ( dite ) Fédérale qui est un Syndicat d’ émission monétaire et qui n’ a rien d’ une “Réserve ” ( elle n’ a aucune ou peu de ” réserves” ) mais qui ” FABRIQUE ” de la monnaie SCRIPTURALE : elle crée de l’ argent à partir d’ un crédit qui lui est octroyé et qui contrôle ainsi le Crédit du Peuple Américain
    Relire ce que disait Thomas Jefferson sur le projet de loi établissant en 1791 ( ! ) une Banque Nationale ( contraire au 12 ième Amendement de la Constitution )

    20 décembre 2023 à 19 h 23 min

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