Responsabilité et sanction des juges
Le juge reste un être humain et, comme tel, il doit être sanctionné lorsqu’il commet des fautes.
Dans l’affaire Lyhanna, il y a indéniablement des fautes graves qui ont coûté la vie à une collégienne de 11 ans.
Cette affaire a fait la une des médias et je ne vais pas en rajouter. Je veux seulement connaître le sort qui sera réservé aux responsables qui sont principalement des fonctionnaires de justice.
Fautes graves il y a eu, de l’aveu même de notre Premier ministre ; sanction il y aura, a-t-il également affirmé… Pas avant plusieurs mois, pronostique un membre supérieur de la magistrature.
C’est déjà un « soupçon » de dossier mis sous la table et c’est franchement regrettable.
Je voudrais faire la comparaison avec la situation d’un chef d’entreprise qui, par son métier, est dans une situation identique lorsqu’un de ses employés meurt dans un accident de travail et qu’il en est reconnu coupable : 1 à 5 ans de prison ferme, 15 000 € à 75 000 € d’amende, jusqu’à l’interdiction d’exercer à nouveau son métier, sans compter les dommages et intérêts à la famille.
Qu’en est-il d’une affaire qui a fait la une de l’actualité en 2001 avec le juge Burgaud ayant mis en détention une trentaine d’innocents dont un qui s’est suicidé ?
Il a tout simplement reçu un blâme, la plus faible des sanctions encourues, et a été muté avec, car c’est la règle, une « promotion » !
Où est-il maintenant ? Il a rejoint la Cours de cassation à Paris dont il est devenu, depuis 2017, avocat général référendaire.
Une façon comme une autre d’obtenir de la promotion !
On peut espérer que ces coupables (au minimum de négligences ayant entraîné le viol et la mort d’une enfant de 11 ans alors que la justice et la gendarmerie ont été maintes fois alertées) soient sévèrement sanctionnés et qu’ils ne seront pas, comme le juge Burgaud, muté avec avancement à la clé.
Cette affaire est à suivre et les médias ne doivent rien lâcher, sinon de nouvelles bavures seront à déplorer.
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