RT by @jylgallou: RT by @jylgallou: Beaucoup de choses intéressantes dans ce post, qui rejoignent ce que je propose, notamment sur l’identification des postes-clés, les nominations rapides et les leviers immédiatement utilisables. Plusieurs erreurs et impasses toutefois : . L’Etat profond n’est évidemment pas “socialiste mitterrandien” (l’univers mental des libéraux et le vocabulaire qu’ils emploient nous ramènent dans les années 1980…), il est post-national et globaliste ; chaque institution ou ministère restant fidèle à sa ligne et à ses intérêts propres, faisant fi des alternances politiques : la direction du trésor reste structurellement européiste et néo-libérale (parlez-en à Montebou
Beaucoup de choses intéressantes dans ce post, qui rejoignent ce que je propose, notamment sur l’identification des postes-clés, les nominations rapides et les leviers immédiatement utilisables.
Plusieurs erreurs et impasses toutefois :
. L’Etat profond n’est évidemment pas “socialiste mitterrandien” (l’univers mental des libéraux et le vocabulaire qu’ils emploient nous ramènent dans les années 1980…), il est post-national et globaliste ; chaque institution ou ministère restant fidèle à sa ligne et à ses intérêts propres, faisant fi des alternances politiques : la direction du trésor reste structurellement européiste et néo-libérale (parlez-en à Montebourg), le MAE est devenu un repaire d’atlantistes et ne jure plus que par l’Europe et “l’Occident” en se désintéressant du reste du monde ; ne parlons pas de l’Education nationale et de la Justice, véritables Etats dans l’Etat à la dérive depuis des décennies notamment en raison de l’omniprésence des syndicats…
. Les solutions proposées portent essentiellement sur les choix de personnes alors qu’il faut raisonner en termes d’institutions et de compétences ; l’exemple-type, c’est le Conseil constitutionnel. C’est son rôle qu’il faut redéfinir, conformément à la volonté initiale du constituant de 1958, pas sa composition ; et cela nécessite une révision constitutionnelle à soumettre aux Français par la voie du référendum dans la foulée des élections législatives consécutives à la dissolution de l’AN par le nouveau Président de la République ;
. De la même manière, il est vain ce changer les jurys de concours et de recruter officieusment les candidats sur des critères plus ou moins politiques (ce qui serait évidemment illégal, cf. arrêt Barel) si on ne réfléchit en amont pas au contenu des formations dispensées au sein des grandes écoles d’application : l’INSP doit redevenir une école au service de la Nation et d’elle-seule ;
. Le potentiel de résistance passive de l’administration intermédiaire est sous-estimé, de même que le rôle du juge administratif, notamment la capacité de sabotage du Conseil d’Etat, qui, lui, est tenu de longue date par le PS ;
. Enfin et surtout, l’éléphant dans le couloir, l’UE, n’est qu’à peine mentionné, la nature et les implications de son ordre juridique pas abordées. Si le Conseil constitutionnel n’est pas fondé à apprécier la constitutionnalité d’une loi référendaire, les textes d’application de celle-ci feront l’objet d’un contrôle de conventionnalité exercé par le juge national qui sera particulièrement poussé ;
Cette démarche a au moins un mérite : identifier ce qu’il est possible de faire rapidement et sans révolution juridique. Soit relativement peu de choses…
Et d’en tirer ensuite toutes les conséquences :
. Renouvellement massif d’élites ;
. Révision constitutionnelle ;
. Dénonciation de traités internationaux et européens.Autant de conditions nécessaires (et non suffisantes) au sursaut national.Brivael Le Pogam (@brivael)J’ai fait tourner la meilleure IA du marché sur une question simple. La droite gagne en mai 2027. Quel est le plan optimal des quatre-vingt-dix premiers jours pour nettoyer l’État profond socialiste mitterrandien et faire renaître la France.
Voici ce qu’elle a produit. C’est froid, c’est légal, c’est exécutable. Lisez jusqu’au bout, la conclusion vaut le détour.
Le plan commence avant le jour un. La nuit de l’élection, trois choses existent déjà ou tout est perdu. Une liste de six cents noms vettés pour les emplois à la décision du gouvernement. Les projets de loi et d’ordonnances déjà rédigés, article par article. Un calendrier de nominations conçu comme une campagne militaire. Trump 2016 est arrivé les mains vides et a perdu quatre ans. Trump 2024 est arrivé avec des milliers de dossiers et a repris sa machine en quelques semaines. Toute la différence est là.
Jour un. La dissolution est signée, parce que l’Assemblée élue en 2024 court jusqu’en 2029 et qu’aucun plan ne survit sans majorité. Les législatives tombent fin juin. Et au premier conseil des ministres, le secrétariat général du gouvernement change de mains. Pas au deuxième. Au premier. Le SGG tient le circuit des textes, l’ordre du jour interministériel, la mémoire de la machine. Tant qu’il reste dans les mêmes mains, chaque décret peut mourir d’une note technique.
Jours deux à quinze. Première vague. Les secrétaires généraux des ministères. Les directeurs d’administration centrale stratégiques : Trésor, Budget, DGESCO, et la DGAFP, la direction qui gère les carrières de toute la fonction publique. Quarante préfets au premier mouvement. Le représentant permanent à Bruxelles et le secrétariat général des affaires européennes, parce que la moitié des normes viennent de là et que tout le monde oublie cet étage. Puis le rythme s’installe. Chaque mercredi, vingt à trente nominations en conseil des ministres. Publiées, assumées, revendiquées. Les Américains appellent ça flood the zone. Une administration qui voit trois cents chefs changer en six semaines comprend d’elle-même que l’époque a changé. La vitesse n’est pas un détail du plan. La vitesse est le plan.
Jours quinze à quarante-cinq. Le pays vote. Pendant ce temps, les nouveaux secrétaires généraux auditent leurs ministères. Cartographie des emplois fonctionnels, des mises à disposition, des subventions aux associations. C’est là que dort l’écosystème. Des milliers de structures financées par l’argent public qui produisent la doctrine, saisissent les tribunaux, alimentent les plateaux. On ne les interdit pas. On cesse de les financer. Un gel se décide par circulaire. Une extinction se vote en loi de finances.
Et les recteurs. Tous remplacés avant fin juin. La rentrée se prépare en été. Celui qui tient l’été tient l’année scolaire.
Jours quarante-cinq à soixante-quinze. La majorité est installée. Session extraordinaire en juillet. Deux textes partent devant tout le reste. Une loi d’habilitation au titre de l’article 38, pour réformer la haute fonction publique par ordonnances pendant que le Parlement débat du reste. Et la grande loi de transformation : extension de la liste des emplois à la décision du gouvernement, postes de direction transformés en contrats de mission, mobilité fonctionnelle opposable. On ne révoque pas les fonctionnaires. On n’en a pas besoin. On change qui les dirige, qui les note, qui les promeut et ce que l’institution attend d’eux. Le statut protège des personnes. Il ne protège pas des organigrammes.
Dans le même paquet, la réforme de l’INSP et de l’ENM. Concours, jurys, maquettes pédagogiques, classements de sortie. L’essentiel est réglementaire. Personne ne manifestera pour défendre la composition d’un jury de concours. C’est pourtant là que se fabriquent les trente prochaines années.
L’audiovisuel public ensuite. La loi de l’été rend à l’État actionnaire le pouvoir de nommer les présidents de France Télévisions et de Radio France, pouvoir transféré au régulateur en 2013 précisément pour le soustraire à l’alternance. Ou elle privatise. Les deux textes sont rédigés. Le choix est politique, l’exécution est identique.
Les procureurs généraux sont nommés en conseil des ministres tout l’été, cour d’appel par cour d’appel. Et la politique pénale se fixe par circulaire du garde des Sceaux. Ce n’est pas un coup de force. C’est le droit en vigueur. Il suffit de s’en souvenir.
Jours soixante-quinze à quatre-vingt-dix. Les premières ordonnances sortent. Le Conseil constitutionnel rend ses décisions sur les lois de l’été. Le plan anticipe des censures partielles : chaque texte a sa version de repli déjà écrite, et le renouvellement d’un tiers du Conseil est au calendrier de début 2028, avec trois nominations qui reviennent au président de la République et aux présidents des deux chambres. C’est mathématique. Et si le verrou se referme quand même, il reste l’article 11. Une loi adoptée par référendum échappe au contrôle du Conseil constitutionnel depuis 1962. L’arme n’a pas besoin de tirer pour dissuader.
Pendant ce temps, Bercy prépare le budget 2028. Chaque agence, chaque autorité, chaque opérateur passe au tamis d’une seule question : si cette structure disparaissait demain, qui s’en apercevrait ? Ce qui est né par décret peut mourir par décret. Ce qui est né par la loi attendra la loi de finances. On ne peut pas révoquer le Défenseur des droits. On peut voter son budget.
Jour quatre-vingt-dix, bilan. Le SGG. Les secrétaires généraux et les directeurs d’administration centrale. Quarante préfets, trente ambassades, tous les recteurs, les procureurs généraux. Deux lois votées, les ordonnances publiées, les subventions gelées, le budget 2028 armé. Zéro illégalité. Zéro char devant un ministère. Juste des mercredis matin utilisés à leur plein potentiel constitutionnel.
Fin de la réponse de la machine.
Ce qui m’a frappé, c’est sa conclusion. La Ve République donne au président français des pouvoirs dont Trump n’a jamais disposé. Pas de confirmation du Sénat poste par poste. Pas de filibuster. Pas d’États fédérés. Tout est dans la Constitution depuis 1958, posé là par de Gaulle. Personne à droite ne s’en est jamais servi jusqu’au bout.
Il ne manque que deux choses. Les listes. Et la volonté.
L’alternance ne se joue pas dans les urnes. Elle se joue dans les organigrammes. Et un organigramme, désormais, s’optimise en une conversation avec une machine.
L’État profond tenait par l’opacité. C’est terminé.— https://x.com/brivael/status/2076012825412079855
— @EtienneLahyre Jul 12, 2026
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