Vers l’état d’urgence économique

Vers l’état d’urgence économique

L’heure de la sentence est arrivée !

Depuis le début des années 2000, je me bats pour une prise de conscience de la part de nos gouvernants sur le danger d’une dette qui s’emballe.

Passant de 90 Mds€ en 1980 à 3 600 de nos jours, elle a été multipliée par 40 et, si rien n’est fait, son augmentation va être exponentielle.

Le seul paiement des intérêts, passé de 0 % en 2019 à 4,4 % à ce jour, représentera bientôt 160 Mds€/an et ce n’est pas fini car, un jour, les agences de notation, au risque de se décrédibiliser, ne nous feront plus de cadeaux et chaque point supplémentaire rajoutera au minimum 36 Mds€ d’intérêts annuels – à condition que nous trouvions encore des prêteurs si, comme certains le préconisent, nous décidons d’annuler la dette.

Cette année, notre pays empruntera 350 Mds€ (dont 60 pour payer les intérêts) qui vont encore gonfler notre dette – dette qui engendrera de nouveaux intérêts et ainsi de suite.

Si rien n’est fait rapidement, notre dette va doubler tous les 10 ans et tout le monde comprend que la faillite est proche. D’ailleurs les premiers chiffres inquiétants apparaissent :

– Croissance divisée par plus de 2 : estimée à 1 % (déjà très faible), elle est révisée par l’Insee à 0,4 % pour cette année et nous décrochons par rapport aux autres pays européens.

– Le chômage accélère et doit atteindre 8,6 % fin 2026, l’un des plus mauvais scores de la zone euro.

– Le nombre de faillites chez les petites et moyennes entreprises est sur le point d’atteindre 70 000 cette année, record absolu.

– Déficit supérieur de 2 % à la moyenne européenne et, plus grave, notre engagement de descendre en dessous de 5 % ne sera pas atteint.

Il n’est donc pas sûr que nous éviterons la faillite avant l’élection présidentielle ; la sentence est de toute façon très proche.

Pourtant, la solution existe, je l’ai expliqué dans mon dernier article. Ce qui est anormal, c’est qu’aucun candidat à la présidentielle ne la mette à son programme mais je pense savoir pourquoi.

Il suffit de proposer la suppression de 2,65 millions de fonctionnaires, même si c’est sur 10 ans. C’est la certitude de perdre 95 % du vote des 7 millions de fonctionnaires et donc de perdre 20 % des votants.

Alors, il reste une autre solution que j’ai expliquée dans mon livre paru en 2016 « Démocratie entre parenthèses » (offert gratuitement par simple demande à mon adresse mail) : le Président pourrait décréter l’état d’urgence économique permettant de prendre cette décision par décret.

Il est à noter que, si cette solution avait été appliquée en 2017, la France ne serait pas dans l’état déplorable actuel et serait certainement le pays le plus puissant d’Europe avec tous les moyens pour investir dans notre défense, notre souveraineté informatique, la performance de nos entreprises et même dans le social.

Je ne suis pas le seul à réclamer un état d’urgence puisque Mélenchon le demande aussi, mais pas pour les mêmes motifs : état d’urgence social mais il est évident que le mien doit le précéder.

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