La trahison de Donald Trump

La trahison de Donald Trump

Déjà, dans les « 4 Vérités » n° 1526, j’émettais l’hypothèse d’une soumission de Trump à Poutine, envisageant même que celui-ci le fasse chanter étant, comme c’était la règle sous le régime soviétique, l’objet d’un « kompromat » – ce qui n’était pas difficile avec Trump et ses relations plutôt « crasses » avec les jeunes femmes.

En effet, nous avons pu constater de fréquents revirements à 180° qui suivaient, comme par hasard, un appel téléphonique entre les deux chefs d’États.

Mais, cette fois-ci, le doute n’est plus permis : Trump semblait, ces dernières semaines, s’être rangé dans le camp des démocraties anti-Poutine, principalement européennes, allant même jusqu’à promulguer le 18 septembre de cette année une loi imposant de nouvelles sanctions contre la Russie, principalement un embargo total sur le pétrole russe et ses dérivés, allant même jusqu’à menacer d’augmenter les « droits de douane » pour les pays ne respectant pas cet embargo.

C’était sans compter sur l’appel de son « copain » Poutine le 9 octobre, à la suite duquel ­Trump nous refit un 180° violent et inexplicable, digne d’un psychopathe, sauf à obéir à un diktat de son interlocuteur le menaçant de dévoiler son « secret ».

Va-t-il s’appliquer à lui-même sa propre sanction puisqu’elle fait dorénavant partie de la loi américaine ?

Trump et sa technique de gaslighting essayant de se justifier en accusant honteusement le président Zelensky d’être à l’origine de l’envolée du prix de gazole, alors que tout le monde sait que c’est lui-même qui l’a provoqué par sa guerre contre l’Iran.

Le deal de Trump consisterait en une livraison de 300 000 tonnes de gazole depuis la Russie – soit même pas la consommation américaine en une semaine, sachant que les Américains en exportent actuellement 680 000 tonnes par jour… Cherchez l’erreur !

Donc pas de quoi influencer à moyen terme le prix à la pompe : Il nous prend vraiment pour des imbéciles.

Trump enfonce encore un peu plus le « clou » en exigeant la démission du président ukrainien : c’est lui-même qui devrait être contraint à la démission, ce menteur pathologique (comme Poutine) qui veut nous faire croire que Poutine cherche la paix et que c’est Zelensky qui est responsable de cette guerre.

J’en tirerai donc deux conclusions :

La première destinée au peuple américain qui ne mérite pas cet olibrius à la tête de son si prestigieux pays. Si Trump veut un prix Nobel, il faut en créer un nouveau où il sera sûr d’être nommé, je veux parler du prix Nobel de la trahison.

La seconde destinée aux dirigeants européens, afin qu’ils coupent temporairement les relations avec les États-Unis. Même s’il y a de graves conséquences, elles seront moins graves que de se mettre à genoux devant un dictateur d’un nouveau genre qui sanctionne ses amis, soutient ses ennemis et ne cache pas sa volonté de détruire l’Europe – et donc avec lequel aucune confiance ne pourra plus exister.

Je suggérerais enfin aux candidats à l’élection présidentielle qui, presque tous, se réclament du Général de Gaulle, de se souvenir de sa fermeté envers cette Amérique lorsqu’elle nous veut du mal.

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