La France éternelle et le révisionnisme
Nous remercions CNews de permettre à Philippe de Villiers de témoigner, bien seul, de cette France éternelle – dont d’aucuns, à LFI, prétendent qu’elle n’existe plus, voire qu’elle n’a jamais existé.
Pourtant, la mère Patrie est bien celle de notre enfance, lorsque certains de nous attendaient en vain le retour de leur père.
La France chrétienne n’aurait jamais existé. Pourtant, nous gardons en mémoire le souvenir de membres religieux de nos familles contraints à l’exil par la loi de 1905, qui était aussi un prétexte pour s’en prendre à ceux qui avaient défendu le pays par les armes (affaire des fiches).
Tout cela, nous ne l’oublions pas.
Notre maison de famille est sur la voie romaine de Langres à Toul. Ici passe un des itinéraires empruntés par les pèlerins pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. À la sortie du village se trouvait une ancienne villa romaine à quelques encablures de Langres. Des voisins, agriculteurs, trouvaient encore dans les années 50 des pièces de monnaie à l’effigie d’empereurs romains. Dans le jardin de notre maison, un de nos ancêtres avait trouvé une médaille gauloise, qu’il avait donnée au musée du Breuil à Langres. On peut encore voir une porte romaine incrustée dans les remparts de cette ville. Tout cela n’aurait jamais existé ?
Effectivement, plus le temps passe, plus la mémoire du passé disparaît.
Nos hommes politiques et les nouveaux barbares s’y emploient avec ferveur. Le jour où eut lieu le cambriolage du Louvres, concomitamment, le musée de Langres se voyait aussi dérober sa collection de pièces antiques. Celles-ci venaient du musée du Breuil (don à la ville de l’ancienne famille Moreau du Breuil de Saint-Germain après le décès du dernier survivant, Jean du Breuil mort pour la France en 1915). La mémoire est bien manipulable. Cet ancien hôtel est devenu aujourd’hui Maison des Lumières Denis Diderot. Ce philosophe a-t-il quelque chose à voir avec l’histoire de ce lieu ? Non, c’est la politique du jour qui refait l’histoire.
Croyez-vous que nos jeunes vont tomber dans le panneau des affabulations révisionnistes de LFI ? Franchement, il faut n’avoir reçu en héritage que le néant et la haine de notre pays et de sa civilisation millénaire. Le passé ne peut, hélas, pas échapper aux lubies du présent.
Laisser un commentaire