Les excès engendrent la tyrannie…
On nous annonçait, il y a peu, que nous étions entrés dans l’ère de l’intelligence artificielle, la fameuse IA.
C’est oublier que l’histoire est faite essentiellement par les hommes, même si la technique peut les servir, voire les subjuguer.
Certains chefs se livrent à des rodomontades et agitent leurs armes nucléaires ; ils jouent les apprentis sorciers. Ils se prennent pour des dieux…
L’homme a toujours été avide de pousser les limites de son action. Même la vente des chaussures de sport n’échappe pas à un slogan dynamique : « Dépassez vos limites ! »
Toutefois, l’histoire a toujours cherché à poser des bornes à l’action des hommes ; n’est-il pas vrai que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ?
Les hommes oublient souvent cette réalité intangible. Ils s’adonnent aux excès, aux outrances qui enfantent à terme la tyrannie.
L’histoire a pour habitude de repasser les plats.
Les exemples les plus terribles de ces excès sont engendrés par les totalitarismes qui veulent changer l’homme, créer un homme nouveau et ne font que l’avilir.
Aujourd’hui, souffle comme un vent de folie dans le village planétaire, vent qui ruine toutes les certitudes de la raison, de la sagesse.
Les certitudes s’effondrent, les règles multilatérales, largement utopistes, qui devaient régler les tensions, prévenir les conflits, sont passées par pertes et profits, le droit international – qui n’a réellement jamais existé – est bafoué, ignoré et rejoint la longue liste des mythes de l’humanité.
Le droit du plus fort est toujours la clé de la géostratégie : Vae victis !
La réalité du monde est simple : certains princes qui prétendent gouverner le monde rêvent de ramener les civilisations de l’ennemi à l’âge de pierre, ils jouissent de l’ivresse de la démesure.
Se rappelle alors à nous le mot de Flaubert : « Le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend fou absolument. »
Ces princes qui prétendent gouverner le village planétaire vivent dans l’ivresse de la démesure, ils sont pris d’hubris, oubliant que « le ciel rabaisse toujours ceux qui dépassent la mesure » (Hérodote).
Libre à chacun de se demander qui sont ces princes autoproclamés démiurges. Sont-ils éparpillés loin de nous ? Rassurez-vous, prenez le temps de bien réfléchir, nous ne sommes pas épargnés.
Une seule certitude : chacun sait que Zeus rend fous ceux qu’il veut perdre.
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