Les héros n’ont que faire d’alliés félons
Le sauvetage du pilote américain disparu en Iran est une prouesse militaire extraordinaire qui tient à l’éthique de la culture militaire américaine qui reprend celle de nos mousquetaires d’antan : « Un pour tous et tous pour un. » Un aviateur gravement blessé mais courageux qui a pu gravir une montagne pour se mettre à couvert et attendre l’aide de quelque 200 volontaires. Les efforts étaient aussi le résultat de la coordination des services secrets, américains et israéliens, et des décisions de Trump, de Hegseth, ministre de la Guerre, et de Razin Caine, responsable des forces conjointes. Les risques, politiques et militaires, étaient énormes.
Un suspense de plus de trente heures, deux avions sacrifiés mais pas une victime.
Quel talent, que de bravoure, et quel film passionnant cette opération pourrait faire !
Et quel symbole, la nouvelle de cet acte d’héroïsme collectif étant tombée le matin du dimanche de Pâques, jour de la Résurrection ! La semaine précédente, le pape Léon, dans son homélie du dimanche des Rameaux, avait prouvé plus que son immense faillibilité en clamant ses opinions personnelles : « Dieu ne devrait pas être invoqué pour justifier des guerres injustes » et « Jésus n’écoute pas les prières de ceux qui mènent des guerres injustes, il les rejette. » Fi de l’Ancien Testament où les références guerrières sont nombreuses, fi du concept de « guerre juste » qui remonte à saint Augustin (IVe siècle) et fi des Evangiles dans lesquelles on ne lit rien de tel sur Jésus. Or, ce sauvetage n’est-il pas une réponse à nos prières ? Quel cinglant démenti pour Léon XIV.
Saluant l’opération, Netanyahu a très justement remarqué : « Cela prouve que, quand les sociétés libres parviennent à rassembler leur courage et leur résolution, elles peuvent confronter des obstacles insurmontables et vaincre les forces obscures du terrorisme. »
Hélas, toutes les sociétés du monde libre n’ont pas courage et résolution et ni même conscience d’avoir des ennemis. L’Amérique a des « alliés » qui préfèrent ignorer les puissances hostiles, voire s’y soumettre, plutôt que de les affronter, comme Macron vient de faire en votant avec la Chine et la Russie pour refuser que les Nations Unies permettent aux pays du Golfe de forcer militairement l’Iran à rouvrir le Détroit d’Ormuz qui est zone navigable internationale. Avec des gens comme Villepin et Macron, la France n’est plus seulement l’exemple paradigmatique de la lâcheté physique mais aussi l’archétype de l’allié félon (remarquons que le droit de veto de la France et de la Russie devrait être révisé, leur statut respectif ayant changé depuis 1945…).
Cela fait des décennies, bien avant Trump, que les Américains (militaires, personnalités politiques et contribuables) déplorent l’inqualifiable couardise de leurs alliés, mauvais payeurs, profiteurs, suffisants et moralisateurs alors que tous sont protégés par l’Amérique et certains (Allemagne, Corée du Sud, Japon…) par des bases militaires américaines pour lesquelles ils n’ont jamais payé un kopeck. Trump, lui, le dit crûment.
Lorsque l’Amérique a été attaquée, le 11 septembre 2001, la France s’est particulièrement distinguée, refusant une aide symbolique à l’intervention en Irak. Bush ne demandait pas de soldats français, seulement l’utilisation de pistes d’atterrissage. Le refus de la France n’a donc sauvé aucune vie française mais a installé une terrible association dans les esprits : Français, donc lâche. Et l’islamo-gauchiste Villepin est revenu à charge, avec quelques autres, contre l’opération Epic Fury en Iran : « guerre qui contrevient au droit international », « pas notre guerre », « il n’y avait pas de menace imminente »…tels sont les prétextes bancals des Européens, tous aisément réfutables.
Ces gens-là auraient sans doute préféré un autre 11 Septembre.
Ceux-là même qui se gargarisent d’envolées rhétoriques sur « la grandeur de la France », y compris militaire, ratent toutes les occasions de restaurer leur image. Trump leur a demandé accès d’atterrissage chez eux et proposé qu’ils viennent au moins faire de la figuration dans le Golfe, le danger étant terminé puisqu’il a déjà gagné militairement. Mais non, aucune aide et notons au passage que la petite dame Meloni est tombée de dix étages dans notre estime…
S’il parvient à présent à faire surgir des responsables iraniens non-hostiles à l’Ouest et à Israël, le mérite en reviendra à l’Amérique d’abord et à l’aide précieuse d’Israël et des alliés arabes que Trump a su mettre de son côté, ce qui n’est jamais salué par les alliés félons et leurs media de gauche.
Que Trump soit ulcéré est amplement justifié. Qu’il parle de bombarder les résidus des Gardiens de la Révolution jusqu’à les « réduire à l’Age de pierre auquel ils appartiennent » est compréhensible car on se lasse d’entendre parler de leurs 2500 ans de civilisation…. Que l’Amérique conservatrice menace les Européens de quitter l’OTAN, c’est quelque chose que les plus ardents défenseurs de l’Alliance, dont l’auteur de ces lignes, commencent à accepter. Même si l’OTAN sans l’Amérique, c’est zéro défense pour les Européens.
Après tout, peut-être faut-il en arriver à cette extrémité pour qu’ils mesurent leur insignifiance.
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